mercredi 18 avril 2018

Soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes à Lyon

Plusieurs dizaines d'autocollants DIY ont fleuri le week end dernier dans les rues de Lyon en soutien aux camarades en lutte de Notre-Dame-Des-Landes.


Toutes et tous en grève jeudi 19 avril !


Le gouvernement, après avoir mis en place par le 49.3 les ordonnances démantelant le code du travail, s’attaque à la fonction publique au travers du plan « Action Publique 2022 » lancé en octobre. Il prévoit un recours accru aux contractuels, la rémunération au mérite, un renforcement de l’autorité hiérarchique, la suppression d’un grand nombre de postes de titulaires chaque année (120 000 sur 5 ans), une révision des instances de « dialogue social », une révision du régime des retraites et en toile de fond l’attaque du statut général des fonctionnaires et à terme la fin possible de certaines fonctions publiques.

Cela fait des années que les gouvernements successifs s’attèlent à ce démantèlement, non remplacement des départs en retraites donc suppression de postes et dégradations des conditions de travail, gel de la valeur du point d’indice de 2010 à 2016, et de nouveau en 2017, recours à une main d’œuvre contractuelle malléable, interchangeable et jetable, sous-traitance de certaines tâches aux secteurs privés (utilisation de main d’œuvre sous payée et à temps partiel remplaçant des temps pleins), exigence d’économie chaque année sous peine de sanctions (1,2 milliards pour les hôpitaux en 2018), privatisation totale ou partielle de certains secteurs (France télécom, la poste, le fret, …), … le seul but étant la rentabilité à tout prix au détriment des usagers/patient-e-s. Macron veut donc finaliser ces années d’attaques par une mise à mort du secteur public.
L’État a ouvert les hostilités en s’attaquant au statut des cheminots et en annonçant l’ouverture à la concurrence du transport de passagers/ères d’ici quelques années. Pour ne pas faire trop de remous le gouvernement annonce que le changement de statut ne s’appliquera qu’aux nouveaux/elles embauché-e-s mais on voit bel et bien qu’à terme le statut spécifique des cheminots va disparaitre et une partie du transport ferroviaire privatisé purement et simplement. Le passage envisagé du statut de la SNCF en société anonyme est un premier pas vers la privatisation. Rappelons que 29 ans après la privatisation de British Rail, deux Britanniques sur trois souhaitent une renationalisation complète : hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés, réduction continue des personnels...
La SNCF n’est pas la seule dans la ligne de mire, tous les secteurs de la fonction publique sont concernés. Les plus durement touchés sont déjà entrés dans la lutte depuis quelques semaines, grèves dans les EHPAD, les urgences des hôpitaux, à Météo France, à la SNCF à partir du 3 avril, …
Pour le gouvernement, allié du capitalisme, seuls la rentabilité et le profit importent. Les cheminots et les usagers ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour défendre leurs intérêts communs et imposer un véritable service public autogéré.
La Fédération Anarchiste dénonce et combat cette société où, depuis sa création, l’État est au service d’une classe sociale, celle des puissants et de l’argent roi au détriment des individu-e-s.
C’est pourquoi nous sommes pour un changement radical de société par la lutte des classes, qui serait basée sur l’égalité sociale et économique, la démocratie directe et le fédéralisme libertaire.

Ils ont besoin de nous, nous n’avons pas besoin d’eux !

Fédération Anarchiste
 

mardi 17 avril 2018

Vidéo pour la campagne "les femmes se lèvent pour Efrîn" #WomenRiseUpForEfrin

Suite à l'appel à une campagne internationale "les femmes se lèvent pour Efrîn" #WomenRiseUpForEfrin fait par des femmes kurdes, l'association Femmes Contre les Intégrismes (FCI), le Collectif Libertaire Anti-sexiste (CLAS!!) et Juste une étincelle noire - FA lyon se sont mobilisés les 15 derniers jours de mars 2018 sur la région lyonnaise au travers de prise de parole et table de presse lors d'un premier festival du film Femmes Contre les Intégrismes, d'affichages et de collages pour relayer leurs revendications :
• Halte à l’invasion turque et à l’agression d’occupation sur Efrin - Halte au génocide et au féminicide !
• Se lever pour la protection du peuple, de la terre, du patrimoine culturel et historique d’Efrin !
• Se lever pour la défense de l’autogestion démocratique et écologique à Rojava et dans le nord de la Syrie !
• Défendre Efrin, c’est défendre la Révolution des Femmes - "No pasaran" au fascisme d’Erdogan !



lundi 16 avril 2018

Mise à mort de l'hôpital public !

Début février notre ministre de la santé, Agnès Buzyn, accompagnée du premier ministre, annonçait que le gouvernement allait lancer un grand plan de «modernisation» de l’hôpital public. Le budget alloué pour ce projet de sabotage du service public hospitalier s'élève à 100 millions d’euros. Il faut rappeler que le gouvernement, peu de temps avant mais en catimini cette fois, annonçait une énième cure de rigueur budgétaire de 1,2 milliards d’euros pour les hôpitaux. Agnès Buzin veut aussi accroitre la médecine et la chirurgie ambulatoire (soins administrés sans hospitalisation), à hauteur de 55% d’ici 2022 pour la première et 70% pour la deuxième, afin de fermer des lits et supprimer des postes, alors que le nombre de personnel au sein des hôpitaux publics est déjà nettement insuffisant. Le but est que l’hôpital soit de moins en moins un service public et tende à devenir une entreprise à but lucratif qui doit augmenter sa productivité et faire du chiffre. Ces dernières années, a été imposé le «lean management», une nouvelle forme d'encadrement qui prêtant faire disparaître les soi-disant «temps morts». En réalité, ce temps était, jusqu'à présent, consacré à la présence auprès des patient-e-s. Il est donc clair que la priorité, pour le gouvernement, n'est pas la qualité des soins administrés aux patient-e-s, mais bel et bien la rentabilité financière.
Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs, démantèlent l’hôpital public :
  • Suppression chaque année de plusieurs centaines de postes
  • Fermeture de lits continuelle
  • Création des ARS (agence régionale de santé ex ARH créée dans les années 2000) dont la mission est de surveiller et sanctionner les hôpitaux qui dépenseraient «trop d’argent»
  • Mise en place de la T2A , «tarification à l’activité» (grille tarifaire de remboursement d’un acte de médecine, de chirurgie quel que soit le lieu de l’intervention). Pourtant, un acte ne coutera pas le même prix s'il est pratiqué à Paris, Perpignan ou Lille, ce qui, de fait, met les hôpitaux de certaines régions davantage en déficit que d'autres, et sont donc sanctionnés par l’ARS pour «mauvaise gestion» qui impose des coupes budgétaires pour palier à ce même déficit qu’elle a créée par la T2A. Suite à une tribune signée par plusieurs centaines de médecins demandant sa suppression, et aux mouvements de grèves qui prennent de l'ampleur dans les hôpitaux, le président a prétendu vouloir revoir la TA2 .
A côté de cela, les pouvoirs publics encouragent le développement et l’installation de nouvelles cliniques privées qui pratiquent la surfacturation des soins à la charge des patient-e-s, alors que les soins ne sont pas de meilleures qualités dans le privé que dans le public. Ils sont même souvent, bien au contraire, de qualité inférieure dans le secteur privé. Par exemple, à Lyon les accouchements dans le secteur privé, sont surfacturé 500€ à la charge des patientes. De plus, les établissements hospitaliers privés ne pratiquent que les actes qui sont rentables pour eux laissant les autres aux hôpitaux publics.
L’hôpital public a la vocation de soigner toutes les personnes, quel que soit leur revenu, leur situation administrative et leur pathologie. Mais comment assurer cette mission d’utilité publique quand les gouvernements baissent sans cesse les budgets alloués au service public hospitalier, ferment des lits, suppriment des postes, gèlent sans cesse les salaires (plus d’une année sur 2 depuis 20 ans) et favorise le secteur privé qui fait de la santé une vulgaire marchandise.
Le gouvernement avait annoncé que tout allait changer, que les « professionnels de la politiques » allaient laisser la place à la soi-disant «société civile» qui serait plus apte à diriger le pays connaissant mieux la «vie réelle». Notre ministre de la santé, Agnès Buzyn qui, dès les premiers mois de son arrivée au pouvoir, a mis en place les 11 vaccins obligatoires (3 auparavant) n’est pas seulement une spécialiste en hématologie. Elle a longtemps été très proche des grands groupes pharmaceutiques, comme Novartis(1), pour lesquels elle a travaillé en tant qu’experte. Elle a même fait partit des personnes qui ont combattu l’obligation faîtes aux experts, après le scandale du Médiator(2), de déclarer tout lien d’intérêts avec les laboratoires. A ce propos, les "visiteurs médicaux", VRP de l'industries pharmaceutiques auprès des professionnel-le-s de santé en libéral, ainsi que des services hospitaliers privés et publics appliquent des techniques commerciales agressives et envahissantes pour imposer leurs nouveaux médicaments toujours présentés comme plus «performants», mais qui sont, avant tout, toujours plus chers, au détriment des patient-e-s et de la Sécurité Sociale. Il y a encore peu de temps ces mêmes visiteurs, employés des laboratoires, avaient le droit d'offrir des avantages en nature (voyages, vacances, cadeaux, ...) aux médecins, chefs de services, ... pour leurs "bonnes commandes". Ces méthodes ont été supprimées il y a peu mais ne nous leurrons pas, d'autres stratégies pour récompenser les "bons acheteurs" ont vu le jour (paiement de colloques dans de grands hôtels, de pots de départs / de repas de jour de l'an fait par de grands traiteurs, ...). Plusieurs milliards d'euros sont en jeu, donc tout est permis pour se remplir les poches. Il est intolérable de voir un médicament passé à moins de 5 € lorsqu'il tombe dans le domaine public alors qu'il a couté plus de 900 € pendant ses 20 ans d'exploitation (durée des brevets). L'objectif officiel de l'industrie pharmaceutique est de soigner mais son but réel est de s'enrichir en rackettant la Sécurité Sociale. Ceci explique l'intérêt de ces grosses industries et laboratoires pharmaceutiques à placer, à tout prix, des produits nouvellement brevetés. D'ailleurs, ces dernières années dans les pharmacies et les hôpitaux certains médicaments, peu rentables pour l'industrie, ont très souvent été en rupture durant plusieurs semaines voire plusieurs mois, ce qui a obligé les pharmacies et hôpitaux à acheter, en remplacement, d'autres médicaments, nouvellement brevetés et donc beaucoup plus chers. L'Etat, qui orchestre la mise à mort de l'hôpital public et le démentellement de la Sécurité Sociale dissimule à peine sa connivence avec l'industrie pharmaceutique.
La colère gronde dans les services hospitaliers et pas seulement aux urgences, les personnel-le-s des autres services aussi sont toujours moins nombreu-ses-x et surchargé-e-s au détriment des patient-e-s. Les retours sur repos sont monnaie courante, les plannings sont sans cesse modifiés, les locaux et les matériels sont en piteux état. Et les autorités annoncent encore leur volonté de «faire des économies» en fermant des lits, en supprimant des centaines de postes (encore 200 à Lyon pour 2018), en gelant les salaires pour plusieurs années. L'injonction est de faire plus avec moins, transformer le soin en une activité bassement rentable en le vidant de son sens et traiter les patient-e-s comme de machines à réparer et non plus comme des personnes dont la santé est un droit fondamental.
Une lutte a commencé aux Hospices Civils de Lyon depuis la mi-janvier avec la grève illimitée à l’hôpital de Lyon Sud rejoints par quasi toutes les urgences de Lyon. Espérons que ce ne soit qu’un début car l'enjeu est très grave et la colère légitime. Mobilisons-nous pour un autre hôpital public autre que celui de l’argent !!

  1. Novartis a porté plainte le 7 août 2006 contre l'Inde au sujet de l'un de ses anticancéreux, le Glivec. L'Inde a refusé d'en breveter une formule améliorée, ce qui autoriserait de fait la fabrication de génériques de ce produit. En août 2007, la Haute Cour de Justice de Chennai rejette la demande du laboratoire. Le 11 septembre 2012, Novartis réitère son action contre la loi indienne sur les brevets. Le 1er avril 2013, la plainte est de nouveau rejetée.

  1. Médicament mis au point par les laboratoires Servier, présenté comme un antidiabétique mais surtout utilisé comme coupe-faim. Jacques Servier a été mis en examen, mardi 11 décembre 2012, pour "homicides et blessures involontaires" dans le cadre de la procédure menée par le parquet de Paris.
Le 16 novembre 2010, l'Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé) estime à 500 le nombre de patient-e-s décédé-e-s et à 3 500 le nombre d'hospitalisations à cause du médicament Servier, après une étude portant sur une courte période. Une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'épidémiologiste Agnès Fournier, portant elle sur la période 1976-2009 (début et fin de la commercialisation du Médiator) et publiée en février 2012, chiffre le bilan à 1 300 morts et 3 100 hospitalisations, précisant qu'"il s'agit vraisemblablement d'une sous-estimation".

 Juste une étincelle noire - FA Lyon

mardi 10 avril 2018

Lyon, Bastion social fermé par les antifa



Descente nocturne le mardi 10 avril 2018 au Bastion Social Lyon, local fasciste. Pour commencer nous nous excusons auprès de la mairie de ne pas avoir déposé de permis de construire. Mais nous sommes de ceux et celles qui pensons que traiter avec la mairie est au mieux, un signe de faiblesse au pire, un signe de trahison. Nous n’avons rien à attendre de ces institutions. De plus, les démarches administratives sont toujours longues et laborieuses or actuellement, nous sommes dans l’urgence. Il y a ceux et celles (élus ou membres du gouvernement) qui prennent des pincettes pour parler du cas Bastion Social, GUD, identitaires, etc… nous, nous prenons la truelle, le marteau et le pinceau en main. Depuis l’installation du Bastion Social à Lyon les agressions fascistes ont augmenté dans notre ville mais pas que. Suite à la création du mouvement Bastion Social dans plusieurs villes de France de nombreuses attaques fascistes ont eu lieu notamment contre les mouvements d’occupations dans les facs, et à Lyon contre des locaux dit de gauche comme des bars, des locaux d’orga politique ou de syndicats. Nous rappelons que ces agressions ne sont pas dû au seul fait de la création du bastion social car de nombreuses agressions sont aussi faites par des militants de l’Action Françaises, du PNF ou bien des identitaires et autres fachos. Malheureusement, nous avons toutes ces organisations fascistes sur Lyon mais c’est encore plus malheureux pour elles car elles possèdent toutes un local que nous nous amuserons à détruire. Nous ne resterons plus passifs et passives face à ces groupes fascistes qui en plus d’essayer d’installer leur idéaux puants dans nos vies essayent aussi de s’implanter dans nos quartiers. En tant que militant-e-s antifascistes, autonomes, individu-e-s deter nous allons prendre le problème du fascisme dans notre ville à pleine main, nous ne comptons pas déléguer ce problème à la police qui est l’alliée du fascisme, ni aux politiques pour qui les fascistes représentent un outils pour ce qu’ils n’osent pas faire (rappelons l’exemple de l’attaque de la Fac de Montpellier). Hier soir pour détruire le fascisme nous avons construit et demain nous détruirons pour construire une meilleure vie.
Ouvrons les frontières, murons le bastion!
Section AFArge Les Auto proclamé-e-es maçons.

lundi 9 avril 2018

Communiqué de la Fédération Anarchiste concernant l'expulsion de NDDL

Notre-Dame-Des-Landes,

face à la vengeance étatique, solidarité, action !

 

Le gouvernement l’avait promis lors de son annonce d’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en janvier dernier, sa vengeance viendra en avril avec l’expulsion de la ZAD.

C’est donc cette nuit à 3h du matin que l’opération a été lancée avec 2500 gendarmes accompagnés de blindés, l’objectif étant d’expulser environ 100 personnes et la destruction d’une quarantaine de bâtisses dites « illégales ». Des barricades enflammées ont été érigées sur la « route des chicanes » où se concentre la résistance des Zadistes face aux forces du désordre.

Nous dénonçons cette énième tentative d’expulsion par la violence et nous nous joignons à l’appel des occupant-e-s de la ZAD :

  • les rejoindre dès que possible pour mener la résistance
  • participer aux rassemblements ce soir à 18h dans tout l’hexagone organisés par les comités de soutien (environ 80 villes pour l’instant)
  • participer à la manifestation de samedi à Nantes

Face aux expulsions, aux violences policières et à un Etat qui veut sa vengeance, contre leur monde, la solidarité est notre arme, soutien à tous les occupant-e-s de la ZAD !!!


09/04/2018

Fédération Anarchiste






Pour rappel la Fédération Anarchiste avait publié un dossier spécial NDDL des origines à l’abandon du projet d’aéroport en janvier 2018, pour télécharger le dossier en version PDF format A4, 104 pages :