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samedi 23 mars 2019

IVG, pour la suppression de la double clause de conscience dans la loi de 1975 !

Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »


COMMUNIQUÉ de PRESSE

Pour la suppression de la double clause de conscience
dans la loi de 1975 !



La clause de conscience spécifique  sur l'avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention »

Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire «passer» en 1975, la loi sur l'avortement, vu les farouches oppositions exprimées à l'époque.

Il existe aussi une clause de conscience  générale  à tous les médecins : « Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » Article R4127-47 du Code de la Santé Publique.

On constate donc que l'IVG est considérée comme un acte médical à part puisque justifiant d'une clause de conscience spécifique.

Nous ne sommes plus en 1975 où il a fallu arracher le droit à l'avortement par une lutte acharnée. L'IVG, malgré les nombreux obstacles dressés, est devenue une pratique courante. En 2014, un sondage IFOP montrait que 75% des Français.e.s étaient pour l'avortement.

Il est donc largement temps de supprimer cette double clause de conscience  spécifique  d'un autre âge, tout en maintenant l'obligation de communiquer le nom d'autres praticiens.

C'est pourquoi, nous, Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident !", nous soutenons et soutiendrons toutes les initiatives parlementaires allant dans ce sens.


Pour contacter le Collectif
Danièle Gaudry : 06 60 95 50 77 ; gaudry.danielle-simone@orange.fr>
Suzy Rojtman : 06 61 83 12 56 ; collectifdroitsdesfemmes@gmail.com
Nelly Martin : 06 80 63 95 25 ; mail : marchfem@rezisti.org



Le Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident ! " comprend :

Alliance des Femmes pour la Démocratie, Alternative et autogestion, Alternative Libertaire, Assemblée des Femmes, Association La Case Bordeaux, Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception, Association Nationale des Etudes Féministes, Association Pan-africaniste des droits civiques des femmes, Association Pleiraa Grenoble, Association Pour l'Initiative Autonome des Femmes Toulouse, Association Rue'L, Attac France, Attac Toulouse, Bagdam Espace lesbien Toulouse, Caféministe 26/07, Centre de conseil familial de Nouméa, CFDT, CGT, CGT Santé et Action sociale, Chiennes de Garde ,Collectif CIVG Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 Droits des Femmes , Collectif 84 Droits des Femmes,   Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Collectif Fary Koumba, Collectif des Polonais à l'étranger Democracy is OK, Commission féministe Europe Ecologie Les Verts, Coordination des Associations pour les Droit à l'Avortement et la Contraception, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Elles sans Frontières, Emission Femmes libres sur Radio Libertaire, « Encore féministes ! », Les effronté-es, Ensemble !, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fasti, Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des femmes et des Familles, Fédération SUD Santé Sociaux, FEMEN, Femmes contre les intégrismes, Femmes Egalité, Femmes Solidaires, Féministes Insoumises, Féministes pour une autre Europe, FièrEs, France Grèce Solidarité, FSU, FSU 13, LIbres MarianneS, Ligue du droit international des Femmes , Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, Marche Mondiale des Femmes 26/07, Marche Mondiale des Femmes Midi-Pyrénées, Marche Mondiale des Femmes PACA, Marche Mondiale des Femmes 22, Mouvement de l’Economie solidaire, Mouvement Ecolo, Mouvement Jeunes Communistes de France, Mouvement Jeunes socialistes Paris, Nous d’abord Pologne, NPA, Nuit Féministe, Osez le Féminisme, Parti Socialiste, PCF, Le Planning Familial, Le Planning Familial 35, Regards de Femmes, Réseau féministe 37, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Syndical international de Solidarité et de Luttes, REVHO Réseau Entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie, Sauvons l’Europe, SKB Union des Femmes socialistes Turquie, SNPES-PJJ-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU 13, SNUASFP FSU, Solidaires31 , SOS Sexisme, SUD éducation Nord, SUD Santé Sociaux, SUD santé Sociaux 31, « Tou.te.s Contre les Violences Obstétricales et Gynéco » , UNEF, Union syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires, Zeromacho, ...

mardi 17 avril 2018

Vidéo pour la campagne "les femmes se lèvent pour Efrîn" #WomenRiseUpForEfrin

Suite à l'appel à une campagne internationale "les femmes se lèvent pour Efrîn" #WomenRiseUpForEfrin fait par des femmes kurdes, l'association Femmes Contre les Intégrismes (FCI), le Collectif Libertaire Anti-sexiste (CLAS!!) et Juste une étincelle noire - FA lyon se sont mobilisés les 15 derniers jours de mars 2018 sur la région lyonnaise au travers de prise de parole et table de presse lors d'un premier festival du film Femmes Contre les Intégrismes, d'affichages et de collages pour relayer leurs revendications :
• Halte à l’invasion turque et à l’agression d’occupation sur Efrin - Halte au génocide et au féminicide !
• Se lever pour la protection du peuple, de la terre, du patrimoine culturel et historique d’Efrin !
• Se lever pour la défense de l’autogestion démocratique et écologique à Rojava et dans le nord de la Syrie !
• Défendre Efrin, c’est défendre la Révolution des Femmes - "No pasaran" au fascisme d’Erdogan !



mardi 20 mars 2018

Rio de Janeiro. Message de solidarité envers la famille, les amis et compagnons de Marielle Franco



La Fédération anarchiste de Rio de Janeiro (FARJ) tient à exprimer sa solidarité envers la famille, les amis et les membres du parti et de Marielle Franco, militante et conseillère du Parti Socialisme et Liberté (PSOL). Nous expimons également notre solidarité envers la famille d'Anderson Gomes, le chauffeur de Marielle lui aussi assassinée le 14 [mars].

Marielle était une militante de longue date en faveur des droits humains et pour la garantie des droits sociaux dans les favelas, et son assassinat a toutes les caractéristiques d'une exécution. Ajoutez à cela le fait que Marielle est membre de la commission de l'ALERJ [Assembleia Legislativa do Estado do Rio de Janeiro] qui a suivi l'intervention militaire et fédérale à Rio de Janeiro, ce qui rend le fait encore plus suspect.

Nous savons que la période dans laquelle nous vivons est sombre: l'intervention militaire actuelle, qui aggrave le processus de génocide de la population noire dans les favelas de Rio de Janeiro; la progression du néolibéralisme qui aggrave l'inégalité sociale dans tous les pays; le retrait des droits sociaux des travailleurs ruraux et urbains. Toutes ces mesures ont été accompagnées par la criminalisation des combattantes et des combattants sociaux qui se lèvent pour défendre le peuple.

Les menaces contre le militantisme qui dénonce les crimes odieux commis par l'État brésilien sont constantes. Mais elles ne nous effraient pas.

Nous exigeons une enquête immédiate sursa mort.
Nous exigeons justice pour Marielle Franco!

Ne jamais pardonner, ne jamais oublier

Lutter n'est pas un crime!
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En portugais :

A Federação Anarquista do Rio de Janeiro (FARJ) vem a público se solidarizar com a família, amigos/as e companheiros/as de partido e Marielle Franco, militante e vereadora do Partido Socialismo e Liberdade (PSOL). Também nos solidarizamos com a família de Anderson Gomes, motorista de Marielle e também assassinado no dia 14.
Marielle tinha um histórico de militância a favor dos direitos humanos e pela garantia dos direitos sociais das favelas e seu assassinato tem todas as características de uma execução. Some-se a isto, o fato de Marielle ser integrante da comissão da ALERJ que acompanhava a intervenção militar e federal no Rio de Janeiro, o que torna o fato, ainda mais suspeito.
Sabemos que o período sombrio em que vivemos: a atual intervenção militar, que agrava o processo de genocídio da população negra nas favelas cariocas; o avanço neoliberal que agrava a desigualdade social em todo país; a retirada dos direitos sociais dos trabalhadores do campo e da cidade. Todas essas medidas vem sendo acompanhada com a criminalização das lutadoras e lutadores sociais que se erguem em defesa do povo.
São constantes as ameaças que vem sendo feitas à militância que vem denunciando os crimes hediondos que vem sendo cometidos pelo Estado brasileiro. Mas não irão nos amedrontar.
Exigimos a imediata investigação de sua morte. Exigimos justiça para Marielle Franco!
Jamais perdoar, jamais esquecer!
Lutar não é crime!
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En anglais :
 
Solidarity notice to the family, friends and fellow men and women of Marielle Franco

The Anarchist Federation of Rio de Janeiro (FARJ) comes out in public in solidarity with the family, the friends and fellow men and women of the party, and with Marielle Franco, activist and councilwoman of the Socialism and Freedom Party (Partido Socialismo e Liberdade – PSOL). We are also in solidarity with the family of Anderson Gomes, Marielle’s driver, also murdered on the 14th.
Marielle had an activism history in favour of the human rights, and for warranting social rights in the favelas, and her assassination has all the characteristics of an execution. Additionally, Marielle was in fact a participant in the municipality council assembly’s commission that was following the military and federal intervention in Rio de Janeiro, which makes the fact even more suspicious.
We know that the grim period we are living in: The current military intervention, which escalates the black people’s genocide in Rio de Janeiro’s favelas; The neo-liberal advance that worsens the social inequalities in the whole country; and The removal of the social rights of workers in the country and in the city. All those measures are being accompanied with the criminalization of men and women who are social strugglers, and who rise up in defence of the people.
The threats that are being done to the activists who are exposing the heinous crimes that are being committed by the Brazilian State are constant. But they will not frighten us.
We demand the immediate investigation of her death. We demand justice to Marielle Franco!
Never forgive, never forget!
To fight is not a crime!


lundi 12 mars 2018

#WomenRiseUpForEfrin


Le Collectif Libertaire Anti-Sexiste, Femmes Contre les Intégrismes et Juste une étincelle noire (Fédération Anarchiste Lyon) répondent à l’Appel à la Campagne mondiale de solidarité : Les femmes se lèvent pour Efrîn ! #WomenRiseUpForEfrin
Voir appel :
http://clas.pe.hu/spip.php?article420

Bientôt sur les murs :


samedi 21 octobre 2017

Les actes du colloque "Patriarcat : prostitution, pédocriminalité et intégrisme"


Rassemblement des textes des intervenantes et du collectif d’organisations à l’origine de cette initiative, à lire + version imprimable en A4 et en version livre :
http://clas.pe.hu/spip.php?article400 






mercredi 16 août 2017

Lesbiennes, nous sommes les clandestines

Article publié dans Le Monde libertaire 1782 - du 15 octobre au 14 novembre 2016
Lorsque mon amie Mélusine m’a proposé d’écrire un article pour ce numéro consacré aux problématiques "LGBT", ma première réaction a été de me dire qu’en tant que lesbienne et féministe radicale, je ne me reconnais pas et je ne me suis jamais reconnue sous cet intitulé LGBTQ... I... Y... Z... et plus si affinités ! Trop de lettres dans une formule qui, une fois de plus, vise à ensevelir les femmes sous un fourre-tout mélangeant femmes et hommes, de tous bords politiques, diluant les préoccupations, l’Histoire et les spécificités du vécu des femmes. Femmes otages de revendications politiques qui ne sont pas les leurs. Défiler derrière une banderole portant des mots d’ordre pro-prostitution ou encore pro-GPA, lors de marches des fiertés, censées représenter TOUTES les lesbiennes. Nous menant ainsi tout droit à la coupure d’empathie et au sabotage de la sororité si vitale pour les femmes, opprimées et sacrifiées au nom de la toute-puissance libérale patriarcale !
Femme-ventre, femme-oreille, femme-vagin, femme-épaule, femme-petites-mains, femme-faire-valoir...
L’illusion, aussi, qu’il suffirait de vouloir inverser le rapport de force et que l’on pourrait adopter les codes des oppresseurs pour parvenir à changer la donne. Joliment briqués derrière une vitrine des plus fun et branchouille, intitulée "performances de genre" !
À mesure que je fréquentais le milieu LGBT, force était de constater qu’il contribue avant tout à cultiver chez les lesbiennes une certaine dose de misogynie, les rendant dissociées, alliées des hommes gays, mais surtout pas de toutes les femmes ni d’elles-mêmes ! "Ne me libérez pas, je m’en charge !" disaient nos soeurs d’hier ! Avons-nous donc oublié ?
Et puis, j’ai pensé à l’émotion que j’ai ressenti, cet été, à l’annonce si discrète de la mort de Françoise Maillet-Joris, autrice qui m’était jusqu’alors inconnue. Aucun article ne la présentait comme faisant partie de l’Histoire des cultures lesbiennes, pas plus que comme ancienne Compagne de Marie-Paule Belle. Dans le texte : "celle qui a vécu avec", "sa collaboratrice", mais pas CELLE QU’ELLE A AIMÉE, SON AMOURE, SA COMPAGNE. Il avait dû falloir pourtant une bonne dose de courage à cette femme, alors âgée de 19 ans, pour publier en 1951 un premier roman lesbien, "le rempart des béguines", alors que Françoise Sagan, derrière "Bonjour Tristesse", resterait longtemps contrainte à se dissimuler dans un placard à double fond ! Une fois de plus, les médias effacent l’identité lesbienne de ce parcours de femme, jusqu’après sa mort et, par conséquent, nous empêchent d’écrire notre Histoire, plus encore que l’Histoire du Peuple des Femmes.
Nous sommes les clandestines !
- Maman a prévu deux petits lits séparés de hauteurs différentes, dans la chambre, pour scinder notre couple jusque dans notre intimité.
- Ma compagne refuse que je décroche le téléphone filaire de notre appartement, qui lui sert de lieu de travail. Ses collègues pourraient comprendre...
- Je n’ai pas pu accompagner ma compagne lors du voyage annuel offert par sa boite dans un luxueux hôtel Marocain. Les cadres étaient invités à profiter de ce moment de détente avec leur conjoint, mais moi je n’ai pas d’existence...
- Mon nom ne figure pas sur la porte de l’appartement, pas plus que sur le bail. Nous avons craint les représailles lesbophobes.
- Nos regards restent en alerte dans l’espace public, et nos mains se lâchent brutalement au moindre signe de haine lesbophobe.
- Nous ne pouvons pas nous embrasser librement lors des départs sur les quais de gare. Les regards insistants me mettent mal à l’aise.
- Ma vie est un coming-out permanent : travail, médecin, administrations...
- Nous n’avons pas d’Histoire.
- Au Collège, les cours d’éducation sexuelle étaient hétéronormés. J’ai longtemps pensé être une femme sans désir.
- Le cinéma ne nous représente pas, ou nous vole tout ! Femme aux cheveux bleus. "le bleu est une couleur chaude", oeuvre de Julie Maroh pillée, piétinée... Abdellatif Kechiche... homme se croyant légitime à représenter des amoures lesbiennes, nous instrumentalisant au bénéfice des désirs masculins.
- Violette Leduc n’a pas fait partie des autrices à découvrir lors de mon cursus en Bac Littéraire et, pourtant... Et pourtant...!
- Les sites de rencontres proposent les cases "bi curieuse", "active", "passive", pour ne jamais inviter les femmes qui font le premier pas vers elles-mêmes à se reconnaître tout à fait.
- Bouleversée à la lecture d’un rare témoignage d’une femme ayant perdu sa compagne. Je réalise que je n’avais aucune représentation du deuil pour un couple lesbien. Aucun magazine ou autre média ne m’en a donné la possibilité. Pourtant, nous sommes confrontées aux mêmes affres de la vie, de même que nous vieillissons aussi.
Où sont ces femmes ?
- La première fois que j’ai embrassé une femme, j’ai pensé "c’est mal, mais qu’est-ce que c’est bon !"
- À 15 ans, dans ma petite ville natale, je n’avais aucune possibilité d’identification à des lesbiennes, pas de mots pour imaginer ou vivre ma réalité. À 19 ans j’ai dû partir !
- À 15 ans j’étais lesbophobe, parce que colonisée par le système patriarcal dans lequel je baignais comme toutes individues. J’avais déjà intégré la haine des femmes et de mon lesbianisme.
- La gynécologue m’a débité un questionnaire hétéronormé et a parue gênée, lorsque je lui ai dit que je n’étais pas concernée.
- À la réception de l’hôtel, face au regard intrusif du réceptionniste, ma compagne, envahie par la honte, m’a fait passer pour sa nièce.
- À la pause entre collègues je ne partage pas les anecdotes sur mon quotidien. Les miennes auraient un goût de désordre.
- Je suis femme, lesbienne, et ainsi érigée, je suis un affront.
- Elle dit qu’elle a eu un béguin, une attirance pour une femme, mais elle était bien jeune..., enfin c’était avant ...!
- Elle est en colère contre elle-même d’être troublée par une femme. Elle dit que c’est trop tard. On ne devient pas lesbienne à 50 ans, ça ne se fait pas !
- On m’a souvent dit que je ne faisais pas lesbienne !
- Elle dit, concernant le partage charnel entre femmes, que de nos amours hors-normes, tout reste à inventer, et j’aime cette idée !
Reconnaissons-nous femmes, amies, amoures et soeurs, dans un espace sécure, que nous nous offrons, pour nommer, dire, partager, ressentir, s’écouter, s’écrire, se définir, se préférer, se choisir, se soutenir, et amorcer ainsi un nouveau virage. Car c’est bien de cela dont il s’agit et dont nous avons vitalement besoin !
Esquisser ensemble les contours de la sororité pour ne plus être les clandestines aux consciences mutilées !
Periquita

dimanche 31 juillet 2016

No border camp à Thessalonique en grèce

Il y a une semaine se terminait le camp no border 2016 qui s'est déroulé à Thessalonique en grèce (du 15 au 24 juillet), le "thème" était "pour la circulation des luttes transnationales contre l’état, le nationalisme, le patriarcat et le capital" .
Voila le pourquoi du choix de cette ville pour le camp no border 2016 :
"Thessalonique se trouve au cœur des conflits en matière de contrôle et de « gestion » de l’immigration et des libertés de mouvement, en raison de sa position géographique dans le nord de la Grèce, en bordure de l’Albanie, de Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) et de la Bulgarie, avec de nombreux camps de détention et centres de refoulement (rétention) dans son périmètre proche. Dans le nord de la Grèce, ainsi que dans la région des Balkans, des initiatives et des réseaux de solidarité ont émergé au cours des derniers mois, lequels peuvent se développer et être renforcée par l’organisation d’un camp No Border ici. Enfin, nous pensons que la nécessité d’une coordination des différents collectifs politiques locaux et les infrastructures de ces mouvements font de Thessalonique un choix approprié et fiable pour l’organisation d’un camp No Border global et transnational."
Voila le texte d'appel, avec les objectif, les actions prévues, ... :
http://noborder2016.espivblogs.net/files/2016/04/No-Border-Camp-2016_fr.pdf

QQues vidéos
- 2 vidéos de la tentative d'attaque de la frontière gréco-turque
https://www.facebook.com/NoBorderCampThessaloniki2016/videos/vb.981068598674265/1020953961352395/?type=2&theater

 


REACHING THE TURKISH BORDER – 23 july
The Turkish border is now the focal point of an ideological clash which has turned into action. The clash is between those who want to push imperialist politics, and activists or migrants, who fight for the free movement of people. The Turkish situation is now more complex than ever and is worsening the situation for many people already in precarious situations, due to the recent EU-Turkey agreement that calls for the deportation of all people found in EU territory who haven’t requested asylum from the Greek authorities.
The No Border Camp has been organizing the demonstration at the Turkish border for weeks. Yesterday, we started from the university at around 10.30am to reach the border between Greece and Turkey, aiming to arrive in Evros. After travelling for approximately 6 hours, the caravan composed of approximately 300 people was stopped in the village of Kastanias, 1km from the Turkish border. From there, we started to march, singing and screaming slogans in various languages, demanding the borders be opened and the end of deportations. After a while, we found ourselves in front of a line of police blocking our path. The march clashed with this border imposed by the authorities.
Our action intended to have a symbolic meaning around an ideological platform. Every border that divides and distinguishes between populations cannot achieve anything other than to strengthen socioeconomic models, which have proved unsustainable for everyone other that those belonging to elistist authoritarian groups of so-called “first world” states. We believe that nobody can legitimately decide the will of another person, choose where they want to live, or decide on the conditions that “allow” or prevent a person to live where in the world they they choose. Laws increase the gaps between people where bridges should be built; in a less figurative sense, laws stigmatise and kill. For all these reasons, among others, the No Border Camp preplanned the goal of attacking the borders. All of the borders. Whether they are metal fences or psychological barriers, a line of cops or pieces of paper.
Against all authorities and all borders.

Pour mieux comprendre pourquoi l'attaque de ce point (à Evros)
http://visionscarto.net/evros-mur-inutile

- Vidéos de manifs :

samedi 9 juillet 2016

Tous les dieux sont homophobes !



49 mort-e-s, plus de 50 blessé-e-s à Orlando dans la boite de nuit « Le Pulse » dans la nuit du 12 au 13 juin. L’assassin, Omar Mateen, aurait prêté allégeance à l’état islamique -qui a d’ailleurs revendiqué ce massacre homophobe-. Cette attaque est la plus grosse tuerie depuis plusieurs décennies perpétrée envers la communauté LGBT. On parle du meurtrier comme d’un homosexuel refoulé qui fréquentait cet établissement entre autres. Même si certain-e-s athées haïssent également les homosexuel-le-s, toutes les religions condamnent l’homosexualité et inspirent de tels actes de violences. Ce massacre est donc l’expression d’une homophobie exacerbée par l’idéologie religieuse.
Aujourd’hui, dans 79 pays à travers le monde (situés en majorité en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie), l’homosexualité est interdite, voire passible d’exécution dans 12 d’entre eux et considérée comme maladie mentale, comme perversion, déviance, atteinte aux bonnes mœurs et actes sexuels contre-nature dans les autres (chiffres d’avril 2014)… Et tout cela au nom des religions. A cela, on peut encore ajouter bon nombre de pays qui ne l’interdisent plus mais qui ont mis en place des lois conforme à l’ordre moral patriarcal. Aux États unis, alors que certains États ont légalisé le mariage homosexuel, 13 autres ont mis en place des lois dites "anti sodomie", visant en fait la communauté gay. En Russie, l’État a voté une loi interdisant la « propagande homosexuelle » que ce soit dans les journaux, à la TV ou même sur internet sous peine de poursuites. Mais, les discriminations et violences de toutes sortes contre les homosexuel-le-s sont monnaie courante quel que soit le pays et sa pratique religieuse, certaines sont médiatisées notamment grâce aux réseaux sociaux, mais dans la plus grande majorité des cas, elles sont commises en toute impunité et dans un « silence assourdissant ». Mais, même si certains actes sont mis sur le devant de la scène, le système judiciaire les repousse dans l’ombre ou les condamnent. Ainsi, le récent passage à tabac d’un couple d’hommes marocains, dont l’une des deux victimes a été condamnée, dans un premier temps, à 4 mois de prison ferme pour « actes sexuels contre-nature » et « coups et blessures », car la légitime défense n’a pas été retenue, et la 2ème victime avait, quand à elle été placé en détention en attente de procès. . Quant aux agresseurs, seul un sur les cinq avait été condamné à 1 mois de prison ferme pour « possession d’arme blanche ». Dans un deuxième temps, le tribunal sous la pression médiatique et internationale, a légèrement modifié son verdict et a, finalement, condamné deux agresseurs à quatre et six mois de prison ferme, deux autres ont été relaxés et le dernier devrait passer devant un tribunal pour mineur. Quand aux deux victimes, elles ont écopé, au final, de trois mois de prison avec sursis. Telle est la pratique de la « justice » quand elle est au service de la religion et du patriarcat.
La France n’est pas épargnée par l’homophobie : ces dernières années, deux couples ont été roués de coups, l’un en avril 2013 et l’autre le 11 novembre 2015. Et ce n’est malheureusement que le côté émergée de l’iceberg : car celles-ci ont eu la « chance » d’être médiatisées et ont permis de tirer la sonnette d’alarme sur ces actes immondes et cette haine des homosexuel-le-s diffuse dans bon nombre de nos sociétés. Et combien de petites phrases, d’insultes, d’agressions contre les homosexuel-le-s restent sans échos médiatiques, voire pire, sont de fait, silencieusement approuvées ou/et encouragées. Qui n’a jamais entendu des propos, des blagues ou des menaces de ce genre, dans les cours d’école, sur son lieu de travail, dans son entourage, ou dans sa famille ?
On a pu voir où mènent ce mépris et cette haine envers la communauté LGBT lors des fameuses « manif pour tous » qui n’étaient qu’une tribune ouverte à l’expression homophobe d’une partie de la population française. On a ainsi pu voir manifester main dans la main, des représentants de toutes les religions monothéistes dites modérées, à côté de groupes religieux intégristes, tels que CIVITAS et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), les groupuscules d’extrême droite radicale occidentaliste, du Fhaine, des élus de l’UMP (maintenant LR, avec leurs belles écharpe tricolore en tête de cortège), ainsi que nombre d’associations et de citoyens lambdas manifestant pour la « défense de la famille [patriarcale] et de ses valeurs » chantant et/ou scandant des slogans homophobes. Tout ce beau monde "uni" avec comme prétexte le rejet du projet de loi sur le mariage homosexuel mais qui, en fait, n’exprimait que le rejet global des homosexuel-le-s a nom des "sacro-saintes" religions et des valeurs familiales archaïques qu’elles défendent.
Le Collectif Libertaire Anti-Sexiste apporte son soutien à tou-te-s les proches des personnes blessées ou tuées à Orlando le 12 juin, ainsi qu’à toutes celles de par le monde qui sont confronté-e-s à des actes ou paroles homophobes et lesbophobes.
Solidarité avec toutes les victimes, ni prières, ni pardon.
A bas l’idéologie haineuse de toutes les religions !

mardi 21 juin 2016

Vizcacha rebelde - 3ème Album "combattons le Mâle par la racine, le machisme pue la mort"


Après le 2ème album thématique sur les religions "god killers" (2014), le groupe vient de sortir son 3ème album "Combattons le mâle par la racine, le machisme pue la mort" qui, comme son nom l'indique, est entièrement dédié à la lutte contre le sexisme.

01 - Intro
02 - No border
03 - Hymne des femmes (MLF)
04 - Mon corps c'est moi
05 - Enfance violée
06 - Le reveil de la sacrifiée
07 - Seules les femmes meurent une à une (A. Dworkin) - Nouvelle version
08 - Outro

Il est en écoute et en téléchargement sur leur site :
http://vizcacha-rebelde.url.ph/

Ou en téléchargement avec la brochure de dessins et des paroles directement la :
http://www.mediafire.com/download/n17ypwbnwyyab47/Vizcacha_Rebelde_-_Combattons_le_m%C3%A2le_par_la_racine.rar

En petit bonus 2 reprises de ludwig von 88, "j'ai tué mon père" et "marche - sur les sentiers de la gloire"
En écoute et téléchargement aussi sur leur site ou en téléchargement direct la :
http://www.mediafire.com/download/a1mo7h2j87i0nw1/Vizcacha_Rebelde_-_Bonus.rar