vendredi 3 mai 2019

Tentative d’assassinat à Publico

Un compagnon anarchiste a été violemment agressé à coup de couteau dans la librairie Publico cet après-midi. A priori, rien ne montre qu'il s'agisse de le viser spécifiquement mais plutôt l'organisation qu'il représente, nous, anarchistes au sein de la Fédération Anarchiste.

Nous ne nous laisserons pas impunément menacer, intimider ou violenter. Nous continuerons à porter, haut et clair, nos messages politiques, qui sans doute dérangent en ces temps de lutte. Nous continuons le combat contre cette société qu'on nous impose.

Solidarité avec notre compagnon, Solidarité avec Publico,

Vive l'anarchie
Paris 2 mai

mardi 23 avril 2019

Global May Day 2019 – 1er mai 2019 –

Chacun des syndicats/groupes/unions organisent ses activités de manière autonome avec leurs propres particularités. L’appel à l’action suivant fait partie d’un cadre de travail commun qui aidera à connecter ces activités et à leur communication au niveau international. Inscrivez vous ou contactez la liste mail Global May Day 2019 [globalmayday[AT]lists.riseup.net] si vous voulez soutenir l’appel et/ou entrer en contact avec d’autres groupes pour établir des solidarités.

Appel download (pdf.)

Blog: https://globalmayday.wordpress.com

Global May Day 2019
– 1er mai 2019 –

Chaque année, des gens manifestent et font grève le 1er mai pour commémorer la Journée Internationale des Travailleur-euse-s. Avec l’appel suivant, qui a été initié par plusieurs sections des syndicats de base FAU et IWW, nous voulons inciter les syndicats à lier leurs actions et leurs initiatives pour donner une dimension internationale à la lutte.
Nous, travailleur-euse-s et étudiant-e-s, serons solidaires, parce que nous faisons toutes et tous parti-e-s de la même lutte contre le capital, qu’importe notre lieu de résidence. Les coupes budgétaires dans les services sociaux, les baisse de salaires, les privatisations, la hausse du coût de la vie ou des frais d’inscriptions dans l’éducation sont quelques symptômes qui sont directement liés au système économique mondial. Un système qui est basé sur l’exploitation et la concurrence et qui pousse à la marchandisation de tous les aspects de nos vies.
La course à la performance est dangereuse, que ce soit sur le lieu de travail, à l’université ou à l’école, d’autant plus qu’elle s’accroit constamment. La logique de l’économie de marché et l’Etat-Nation qui lui est accolé ordonnent une adaptation à tout prix à la compétitivité et au profit, au mépris du développement de moyens d’émancipation.
Nous ne voulons pas simplement perturber le capitalisme, nous voulons le vaincre.
Vu la nature internationale du système capitaliste, il est nécessaire pour les travailleur-euse-s de s’unir au niveau mondial. En créant nos réseaux au-delà des frontières, les interconnections mondiales qui définissent nos conditions locales peuvent devenir visible. De plus, cela ouvre de nouvelles potentialités et de nouveaux objectifs à notre action contre l’exploitation ainsi que le travail et les conditions de vie précaires. Le pouvoir de négociation des travailleurs et travailleuses augmenterait significativement si nous nous unissions dans les mêmes unités économiques. Il suffit d’imaginer quelles différences cela aurait fait si les mineurs grévistes de Marikana en Afrique du Sud et les travailleur-euse-s de l’industrie chimique de BASF en Allemagne se seraient organisé-e-s et uni-e-s dans leur lutte, étant donné que BASF est le premier acheteur des ressources extraites par les mineurs. De tels liens aurait pu changer voire prévenir le massacre de 2012.
Les travailleurs et travailleuses du textiles au Sri Lanka (qui produisent des vêtements pour le groupe H&M) qui se sont battu-e-s le 27 novembre 2018 pour un salaire qui leur permette de vivre dignement. Le même jour, des groupes en Europe et aux Etats-Unis ont organisés des actions de solidarité devant les magasins H&M. Cela montre que la pression peut être générée par un réseau de groupes au sein d’une même filière de production, de celles et ceux qui produisent le vêtement jusqu’à celles et ceux qui travaillent dans un magasins, mais aussi par les client-e-s du magasin.
La même logique s’applique aux grèves à Amazon : par exemple le syndicat Ver.di a appelé à la grève en 2016 dans les centres logistiques d’Allemagne. Depuis, les centres logistiques en Pologne servaient d’entrepôts-secours pour casser la grève. Le syndicat polonais IP a donc organisé des actions de solidarité. Actuellement, des groupes d’action se forment dans les centres Amazon à travers le monde, créant un réseau de plus en plus dense.
Enfin, les travailleurs et travailleuses informatiques résistent aux conditions de travail précaires et s’organisent au-delà des frontières. Par exemple, nous voulons montrer l’initiative du syndicat Game Workers Unite! et mentionner le débrayage des travailleur-euse-s de Google, qui a été suivi par des dizaines de milliers de personnes dans 50 villes à travers le monde en novembre dernier.
Avec un 1er mai coordonné à l’échelle internationale nous espérons réaliser un objectif collectif d’amélioration de la vie, en développant nos réseaux et en construisant la solidarité internationale. Nous insistons sur la lutte commune et la résistance au chacun.e pour soi, particulièrement dans ces temps de nationalisme et de racisme exacerbés.
Pour une meilleure vie pour toutes et tous, à travers les frontières!
#1world1struggle
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Initial supporters:
Bangladesh Anarcho-Syndicalist Federation | Free Workers’ Union (FAU) Hamburg | Inter-Factory Workers’ Federation (FBLP) Jakarta | Forum for IT Employees (FITE) India | Garment Workers’ Trade Union Center (GWTUC) Bangladesh | Industrial Workers of the World (IWW) Gainesville | Industrial Workers of the World (IWW) Hamburg

jeudi 18 avril 2019

Gilets jaunes, refusons l’encadrement fasciste de nos manifs !

Lors de l’acte XVI des Gilets Jaunes à Lyon, nous avons dû faire face à une nouvelle démonstration de force de l’extrême droite lyonnaise. Une démonstration qui a débouché sur des agressions, des menaces, des insultes et l’intimidation de nombreux.ses manifestant.es. Une situation intolérable !
Ce samedi 2 mars, lors de la manifestation de l’acte XVI des Gilets Jaunes, nous avons vécu une situation nauséabonde. Sortis du bar le Wallace, une quarantaine de fascistes "matossés" ont commencé par faire une démonstration de force sur le pont de la Feuillé avant la place des Terreaux ; des Gilets Jaunes qui avaient décidé de s’attaquer à une banque se sont fait caillasser, insulter, puis agresser par un groupe d’une trentaine de fascistes à la hauteur de la place Guichard ; un manifestant d’origine africaine, un peu éméché, a été chassé de la manif à coup d’insultes racistes et de coups de poing sur la place Bellecour ; plus loin deux jeunes se sont fait encercler par quelques fascistes qui leur ont expliqué qu’ils devaient abandonner leur pancarte qui n’était pas à leur goût ; sans compter les nombreux.ses manifestant.es quittant, ou refusant de rentrer dans le cortège, après avoir vu ces mêmes militants fascistes armés se déplacer, et encadrer en toute impunité le cortège. Et à raison, le risque ce samedi était réel.


 Après l’affrontement durant l’Acte XIII, le 9 février, une certaine accalmie s’était temporairement installée à Lyon. Les agressions quasi-systématiques qui étaient la réalité des manifestations durant le mois de janvier, ont en effet disparu des cortèges de ces dernières semaines. Les groupes d’extrême droite lyonnais, suite à l’image désastreuse causée par leur attaque inique, et face à la riposte d’une centaine de personnes qui leur ont fait face avec détermination, avaient presque disparu de la rue durant les deux dernières semaines. Un certain sentiment de victoire s’est installé chez les militants anti-racistes et anti-fascistes. Un sentiment qui a pour conséquence un relâchement aux conséquences nauséabondes. La rue ne se gagne malheureusement pas en une journée, et après deux semaines "tranquilles", le mouvement des Gilets Jaunes à Lyon a dû faire face à un déploiement en force de militant.es fascistes.


Et pourtant ils.elles étaient en infériorité numérique. Au maximum ils.elles devaient n’être que 80 dans une manifestation de 3.000 à 5.000 individus. Il y avaient dans le cortège des centaines de manifestant.es proches de groupes anti-racistes et anti-fascistes. Mais désorganisé.es, dispersé.es, et incapables de se regrouper sans risquer une attaque plus ou moins immédiate, rien n’a été fait contre l’encadrement fasciste de cette manif qui aura duré de 14h à 17h environ, avant la dispersion des groupes fascistes et une fin de manif tendue avec la police.


Bien mieux organisés, préparés, équipés de bar de fer, de parapluies, de gants plombés et de projectiles, le mouvement fasciste lyonnais a mis en place un encadrement structuré de la manifestation de samedi. Deux groupes d’une trentaine d’individus armés se sont placés au début et au centre de la manifestation. Ils utilisaient comme marque de ralliement un drapeau pirate et un drapeau tricolore. De plus des groupes de 3 à 5 troublions se sont disposés un peu partout pour faire de la surveillance. De tel manière qu’aucun endroit dans le vaste cortège n’était exsangue de leur contrôle. Exceptée peut être la fin de la manif qui, avec les heures, s’est étalée sur une distance de plus en plus étendue. Un tel dispositif ne peut être que la résultante, soit d’une division des différentes écoles du fascisme lyonnais en différentes officines qui refusent de se regrouper pour cause de division, soit, et le scénario est plus sombre, celle d’une organisation et d’une collaboration délibérée en vue d’attaquer un potentiel cortège anti-raciste et laver "l’affront" de l’acte XIII. Dans tous les cas les conséquences sont là, et le quadrillage de la rue par des militant.es violent.es et organisé.es pour en découdre est inacceptable.


Bien entendu, cela n’est pas nouveau dans le mouvement des Gilets Jaunes. Depuis le premier jour, les revendications sociales, économiques et démocratiques légitimes pour plus de justice sociale et de démocratie se mélangent à un certain nombre de pratiques et de revendications poujadistes, nationalistes, voir racistes et xénophobes. Ce mélange des genres est une raison de la division à gauche entre ceux qui refusent de participer au mouvement, voir qui le condamne, et certains groupes et militant.es qui ont décidé d’aller soutenir les franges progressistes du mouvement et combattre de l’intérieur ces dérives. Mais face au renforcement de la branche la plus violente des groupes d’extrême droite, et leurs interventions de plus en plus musclées contre ces militants qui ont décidé d’accompagner cette révolte sociale tout en condamnant et combattant les dérives racistes et nationalistes, nous risquons de voir semaine après semaine toute frange progressiste des Gilets Jaunes disparaître sous la menace.


Enfin il ne faut pas croire que cette situation est le soucis des "Gilets Jaunes", quel que soit leur bord politique, car même si demain toute la "gauche" décidait d’un commun accord que ce mouvement est à abandonner aux fascistes, l’expérience, l’organisation, les contacts, et l’assurance qu’auront gagné et concentré ces nouvelles milices brunes ne disparaîtront pas avec le dernier acte de ce mouvement. Une fois confiants dans leur force supposée, ces groupes ne s’arrêteront pas là, et nous devrons, à Lyon comme ailleurs, vivre en permanence sous la menace potentielle d’attaques fascistes. C’est pourquoi nous devons faire front aujourd’hui pour chasser les fascistes de nos rues.

Source : rebellyon;info

En bonus un commentaire de l'article :
"C’est quand le moment où vous vous rendrez compte qu’il s’agit pas de "nos manifs" mais bien aussi des leurs et que c’est ça le fond du problème : ils viennent "nous" dégager de ce qu’ils estiment être leurs manifs. Et vu la présence du FN et d’autres fafs plus propres sur eux ou simplement de personnes sympathisantes des idées de l’extrême droite on peut même se demander si ce ne sont pas plus "leurs" manifs que les "nôtres". D’ailleurs, de ce que j’ai vu on peut pas dire que la majorité du cortège leur soit hostile... Tant qu’on ne questionnera pas ça, tous les appels à tenir la rue n’auront aucun impact réel."

Wolf Down - Incite & Conspire


Lumière sur mairies brunes

Douzième chronique de VISA (vigilance initiatives syndicales antifascistes) qui couvre la fin 2018 et le début 2019 en faisant le bilan des politiques F haine/R-haine ainsi que les initiatives menées pour les contrer, à télécharger ci dessous :
https://www.visa-isa.org/files/chroniques%20avril%202019%20def.pdf


lundi 8 avril 2019

Solidarité avec GIORGOS et les membres du groupe anarchiste ROUVIKONAS

https://www.lepotcommun.fr/pot/mjj83sy2


NOUVEL APPEL DU 7 AVRIL 2019 
CONTRE L'EMPRISONNEMENT 
DU CO-FONDATEUR DE ROUVIKONAS 


Suite à une énième condamnation, Giorgos Kalaitzidis, l'un des membres les plus exposés du groupe anarchiste ROUVIKONAS en Grèce, vient d'être sommé, ce samedi 6 avril 2019, de payer sous huitaine 3 000 euros sans quoi il sera aussitôt incarcéré pour une durée de 1 an et 4 mois de prison.

Cette somme s'ajoute à beaucoup d'autres amendes et frais de Justice et, concernant les peines, à un total de 56 mois de prison à lui seul (Giorgos a déjà passé 18 mois en prison). 

Le groupe ROUVIKONAS dans son ensemble est aujourd'hui menacé de 200 000 euros d'amendes et de 528 mois de prison (44 ans au total), auxquels s'ajoutent environ 25 000 euros de frais de Justice.

Parmi les nombreuses actions poursuivies : la destruction du fichier des personnes surendettées, celle du bureau de privatisation du bien commun, le blocage de négociations avec la Troïka, plusieurs intrusions au Parlement et dans d'autres lieux de pouvoir...). Pour plus de détails sur les actions de ROUVIKONAS :



Ni Giorgos ni les membres du groupe ne sont aujourd'hui en mesure de payer ces sommes astronomiques. Le groupe ROUVIKONAS sont soudeur.euses de chantier, électricien.nnes, institutrice.eurs, serveur.euses, libraires, jardinier.ères, infirmière.er, marin.es, éducateur.trices spécialisé.es, étudiant.es en philo...

Fin février, un convoi solidaire(1) en provenance de France, de Suisse et de Belgique a apporté un important soutien financier à ROUVIKONAS, mais cette forte somme a entièrement été utilisée le mois dernier par le groupe pour éponger une partie de ses dettes. 

C'est pourquoi, ce dimanche 7 avril 2019, nous lançons un nouvel appel pour soutenir Giorgos et les autres membres de ROUVIKONAS, leur éviter d'être incarcéré.es et leur permettre de continuer à lutter

Nous appelons à une solidarité financière aussi forte que leur engagement. Depuis plusieurs années, la solidarité offensive de ROUVIKONAS continue grâce à notre solidarité défensive qui parvient, dans l'entraide, à annuler certaines des peines qui les menacent.

L'objectif de cet appel est d'atteindre au moins 10 000 euros supplémentaires(2) pour mettre en échec la répression par l'argent de l'Etat.
                                                                                           
Ce soutien n'est pas seulement financier, mais politique. C'est pourquoi, même si vous n'avez pas les moyens de participer à ce pot commun, il est important que vous propagiez l'information dans vos réseaux.

Merci pour Giorgos et les autres membres de ROUVIKONAS.

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME ! 

LA LUTTE POUR LA JUSTICE, L'ÉGALITÉ ET L'ÉMANCIPATION SOCIALE N'A PAS DE FRONTIÈRES !

Collectif de soutien à Rouvikonas


(1) Compte-rendu du convoi, dont le soutien à Rouvikonas :
http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique15

(2) Précision concernant le montant affiché sur le compteur : 1300 euros ont déjà été versés précédemment pour les frais du Justice d'une action de Rouvikonas devant l'ambassade et le consulat de France à Athènes, en avril 2018 (des projections de peinture rouge sur toute la longueur de la façade du bâtiment pour protester contre la répression subie, dans l'hexagone, par les manifestant.es, zadistes, migrant.es et solidaires). La somme collectée cette fois est donc la somme totale affichée au compteur moins 1300 euros.

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Co-fondateur du groupe Rouvikonas, Giorgos est sur le point d'être jeté en prison pour une durée de plus d'un an, suite à une nouvelle sommation à payer reçue hier.

NOUVEL APPEL POUR EMPÊCHER L'INCARCÉRATION DE GIORGOS ET DES AUTRES MEMBRES DE ROUVIKONAS

Les condamnations tombent et se multiplient(1). Le groupe Rouvikonas est écrasé par un total de 200 000 euros d'amendes et de 528 mois de prison (44 ans), auxquels s'ajoutent environ 25 000 euros de frais de Justice.
Fin février, un convoi solidaire(2) en provenance de France, de Suisse et de Belgique a apporté un important soutien financier à ROUVIKONAS, mais cette forte somme a entièrement été utilisée le mois dernier par le groupe pour éponger une partie de ses dettes.
C'est pourquoi, ce dimanche 7 avril 2019, nous lançons un nouvel appel pour soutenir Giorgos et les autres membres de ROUVIKONAS, leur éviter la prison et leur permettre de continuer à lutter :
https://www.lepotcommun.fr/pot/mjj83sy2

Nous appelons à une solidarité financière aussi forte que leur engagement. Depuis plusieurs années, la solidarité offensive de Rouvikonas continue grâce à notre solidarité défensive qui parvient, dans l'entraide, à annuler certaines des peines qui les menacent.
L'objectif de cet appel est d'atteindre au moins 10 000 euros supplémentaires(2) pour mettre en échec la répression par l'argent de l'Etat.
Ce soutien n'est pas seulement financier, mais politique. C'est pourquoi, même si vous n'avez pas les moyens de participer à ce pot commun, il est important que vous propagiez l'information dans vos réseaux.
Merci pour Giorgos et les autres membres de Rouvikonas.

LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME !
LA LUTTE POUR LA JUSTICE, L'ÉGALITÉ ET L'ÉMANCIPATION SOCIALE N'A PAS DE FRONTIÈRES !

Collectif de soutien à Rouvikonas

(1) Parmi les nombreuses actions poursuivies : la destruction du fichier des personnes surendettées, celle du bureau de privatisation du bien commun, le blocage de négociations avec la Troïka, plusieurs intrusions au Parlement et dans d'autres lieux de pouvoir...). Pour plus de détails sur les actions de ROUVIKONAS :
https://www.youtube.com/watch?v=342ZzVVCm70
(2) Compte-rendu du convoi, dont le soutien à Rouvikonas :
http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique15

samedi 23 mars 2019

IVG, pour la suppression de la double clause de conscience dans la loi de 1975 !

Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »


COMMUNIQUÉ de PRESSE

Pour la suppression de la double clause de conscience
dans la loi de 1975 !



La clause de conscience spécifique  sur l'avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention »

Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire «passer» en 1975, la loi sur l'avortement, vu les farouches oppositions exprimées à l'époque.

Il existe aussi une clause de conscience  générale  à tous les médecins : « Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » Article R4127-47 du Code de la Santé Publique.

On constate donc que l'IVG est considérée comme un acte médical à part puisque justifiant d'une clause de conscience spécifique.

Nous ne sommes plus en 1975 où il a fallu arracher le droit à l'avortement par une lutte acharnée. L'IVG, malgré les nombreux obstacles dressés, est devenue une pratique courante. En 2014, un sondage IFOP montrait que 75% des Français.e.s étaient pour l'avortement.

Il est donc largement temps de supprimer cette double clause de conscience  spécifique  d'un autre âge, tout en maintenant l'obligation de communiquer le nom d'autres praticiens.

C'est pourquoi, nous, Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident !", nous soutenons et soutiendrons toutes les initiatives parlementaires allant dans ce sens.


Pour contacter le Collectif
Danièle Gaudry : 06 60 95 50 77 ; gaudry.danielle-simone@orange.fr>
Suzy Rojtman : 06 61 83 12 56 ; collectifdroitsdesfemmes@gmail.com
Nelly Martin : 06 80 63 95 25 ; mail : marchfem@rezisti.org



Le Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident ! " comprend :

Alliance des Femmes pour la Démocratie, Alternative et autogestion, Alternative Libertaire, Assemblée des Femmes, Association La Case Bordeaux, Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception, Association Nationale des Etudes Féministes, Association Pan-africaniste des droits civiques des femmes, Association Pleiraa Grenoble, Association Pour l'Initiative Autonome des Femmes Toulouse, Association Rue'L, Attac France, Attac Toulouse, Bagdam Espace lesbien Toulouse, Caféministe 26/07, Centre de conseil familial de Nouméa, CFDT, CGT, CGT Santé et Action sociale, Chiennes de Garde ,Collectif CIVG Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 Droits des Femmes , Collectif 84 Droits des Femmes  Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Collectif Fary Koumba, Collectif des Polonais à l'étranger Democracy is OK, Commission féministe Europe Ecologie Les Verts, Coordination des Associations pour les Droit à l'Avortement et la Contraception, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Elles sans Frontières, Emission Femmes libres sur Radio Libertaire, « Encore féministes ! », Les effronté-es, Ensemble !, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fasti, Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des femmes et des Familles, Fédération SUD Santé Sociaux, FEMEN, Femmes contre les intégrismes, Femmes Egalité, Femmes Solidaires, Féministes Insoumises, Féministes pour une autre Europe, FièrEs, France Grèce Solidarité, FSU, FSU 13, LIbres MarianneS, Ligue du droit international des Femmes , Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, Marche Mondiale des Femmes 26/07, Marche Mondiale des Femmes Midi-Pyrénées, Marche Mondiale des Femmes PACA, Marche Mondiale des Femmes 22, Mouvement de l’Economie solidaire, Mouvement Ecolo, Mouvement Jeunes Communistes de France, Mouvement Jeunes socialistes Paris, Nous d’abord Pologne, NPA, Nuit Féministe, Osez le Féminisme, Parti Socialiste, PCF, Le Planning Familial, Le Planning Familial 35, Regards de Femmes, Réseau féministe 37, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Syndical international de Solidarité et de Luttes, REVHO Réseau Entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie, Sauvons l’Europe, SKB Union des Femmes socialistes Turquie, SNPES-PJJ-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU 13, SNUASFP FSU, Solidaires31 , SOS Sexisme, SUD éducation Nord, SUD Santé Sociaux, SUD santé Sociaux 31, « Tou.te.s Contre les Violences Obstétricales et Gynéco » , UNEF, Union syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires, Zeromacho, ...