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lundi 17 juin 2019

De Hambourg à Biarritz : «United we stand» - On reste soudé·e·s!

Appel à actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression, entre autres suite au G20 de Hambourg.

Appel à actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression, entre autres suite au G20 de Hambourg.
Nous relayons ici l’appel de « United we stand » pour des actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression. 

Cela fait déjà deux ans que les manifs, les colonnes de fumée, les vitres brisées et les sirènes du G20 de Hambourg sont passées. Malgré la violence policière massive, ce sont les souvenirs de moments libérateurs qui prédominent, comme un espoir tangible exprimé à travers la colère de dizaines de milliers de personnes.

Unite against repression – Uni·e·s contre la répression 

La répression n’a pas seulement pris la forme d’une violence policière inouïe pendant le sommet. Elle est allée bien plus loin : surveillance, traques publiques, enquêtes, diffamation, amendes et privations de liberté pour de nombreux·ses ami·e·s.
Des conditions de détention indescriptibles et un système de justice politique, infligeant des privations de libertés aberrantes directement après le sommet, sont une riposte brutale pour un sommet échoué que personne ne voulait. Pourtant, l’escalade et le démantèlement conséquent de droits fondamentaux par la police étaient d’une évidence prévisible. Le « festival de la démocratie » s’est transformé en un désastre pour les libertés publiques.
En décembre 2018 a démarré le procès de la « Elbchaussee ». Quatre jeunes Allemands d’Offenbach et le poète français Loïc S., seul encore en détention à ce jour, doivent payer pour une série de voitures et vitres dégradées aux abords d’une manifestation dans le quartier d’Altona. Comble de l’ironie, l’expression de notre solidarité a été qualifiée de « pédagogiquement négative » par le tribunal et a été utilisée pour justifier le déroulement du procès à huis clos.
Outre le procès « Elbchaussee », d’autres poursuites judiciaires contre notre mouvement sont en cours et à venir. Elles concernent la fête des barricades dans le quartier « Sternschanze », la manifestation de la veille au port, et le déchaînement de violences policières dans le district « Rondenbarg ». Il est donc plus que jamais nécessaire de rendre notre solidarité audible et visible.

Unite to resist – Uni·e·s pour résister 

Mais la résistance de Hambourg était et reste légitime dans toute son ampleur face à la crise mondiale actuelle de la machinerie capitaliste. Nous ne nous laisserons pas impressionner par les lois autoritaires à venir et le violent virage vers la droite que prend la société. Il s’agit au contraire de s’opposer d’autant plus à l’oppression économique, la catastrophe environnementale et l’agitation raciste et antiféministe.
Cette année, la France de Macron tient la présidence du G7. Dans un climat de tensions sociales croissantes et de répression, le sommet de Biarritz en août 2019 donnera également lieu à des protestations massives. Nous serons à nouveau debout côte à côte, sur les plages de l’Atlantique, pour lever nos poings face à l’appareil répressif. Aucun sommet ne se passera jamais au calme.
Construisons la solidarité transfrontalière ! Poursuivons la lutte pour une société fondée sur la solidarité et contre les sommets des dirigeants et de leurs sbires ! Après le sommet, c’est avant le sommet ! Notre solidarité contre leur domination !

L’alliance des structures solidaires contre le G20 en Allemagne appelle à des actions de soutien à l’occasion du second anniversaire du sommet de Hambourg les 6 et 7 juillet 2019. Organisez-vous dans votre ville et devenez actif ! La solidarité est notre force !
De Hambourg à Biarritz : United we stand ! 

Source : https://de.indymedia.org/node/33676


mercredi 12 juin 2019

Poznań (Pologne) : Rozbrat ; on y est, on y reste !

En octobre, le squat Rozbrat fête ses 25 ans. Malheureusement, son avenir est plus que jamais menacé. Rozbrat est situé dans la ville de Poznań, dans l’ouest de la Pologne. Le terrain a été squatté en 1994 et est depuis devenu un centre culturel et politique. Plus de 20 personnes habitent le squat, qui sert également de refuge pour les personnes sans abri.



Le lieu est assez grand. C’est ici qu’est né le syndicat anarchiste Initiative Ouvrière et l’organisation d’autodéfense juridique. Rozbrat abrite le siège de la Fédération Anarchiste locale, le Food not Bombs, une bibliothèque et une maison d’édition anarchiste, des ateliers de vélo et d’impression, une école de langue, un club de sport, des salles de concert et de répétition pour les musiciens. De nombreux évènements ont été organisés à Rozbrat, notamment des expositions et des concerts, des pièces de théâtre et des projections de films, des conférences et des séminaires, des ateliers et des réunions …

Rozbrat a accueilli plusieurs générations de militants qui ont joué un rôle crucial lors de nombreux mouvements sociaux. Ils ont activement défendu les habitants les plus exclus de la ville, en soutenant et lançant des manifestations de défense des travailleurs, des locataires, de l’environnement et d’évènements antifascistes. Ils ont aussi cofinancé l’association régionale des locataires et organisé des blocages d’expulsions, rendant presque impossible l’abandon des sans-abri, des personnes malades, handicapées, agées ou ayant des enfants.

Dans un communiqué paru le 15 mai, Rozbrat a déclaré :
« Nous avons fourni un soutien organisationnel, juridique et moral à des milliers de victimes du capitalisme et de l’Etat, et nous avons soutenu d’autres groupes indépendants en Pologne. Nous construisons un mouvement qui repose sur la solidarité et l’entraide, plutôt que sur la concurrence et le chacun-pour-soi. Nous avons organisé des centaines de rassemblements et de manifestations, refusant le mépris que subissent les gens des classes exploitées, ayant des opinions politiques ou une couleur de peau différentes. »
Une tentative d’expulsion a déjà eu lieu en 2009, mais aucun acheteur ne s’est déclaré lors de la vente aux enchères. Aujourd’hui, l’avenir du squat est à nouveau incertain. En mai, le bureau des huissiers de justice a annoncé qu’il préparait une vente aux enchères de la propriété. Cette décision a été prise malgré le fait que Rozbrat avait saisi le tribunal pour obtenir des droits de possession (l’affaire est toujours en cours).

Le statut juridique du terrain, où Rozbrat est situé, est compliqué. Il a été nationalisé après la Seconde Guerre mondiale et, après 1989 et la transition de la Pologne au capitalisme, il a été repris par une entreprise privée, dans le cadre du processus de reprivatisation. Le nouveau propriétaire a rapidement fait faillite, suite à plusieurs emprunts. Le prêteur, une banque, a vendu le terrain à une société de négoce de titres de créance. La société demande maintenant que le terrain soit vendu pour un montant estimé à 1,4 million d’euros, ce qui va certainement mener à une nouvelle tentative d’expulsion du squat, afin de laisser le champ libre aux développeurs et spéculateurs fonciers.

Rozbrat ajoute, dans son communiqué :
« Le maire de Poznan a déclaré qu’il ne disposait d’aucun outil pour forcer la banque à renoncer à son droit et laisser les anarchistes occuper le terrain. Or, nous savons que l’Etat et la municipalité peuvent légalement défendre la propriété sociale. Ils refusent simplement de faire usage de ce droit et de mettre fin à la spéculation foncière. L’huissier de justice, les spéculateurs immobiliers et leurs alliés politiques ont à nouveau pris des mesures juridiques pour se débarasser de nous. Nous sommes convaincus qu’après 25 ans, cette zone appartient à la communauté de Rozbrat et doit rester une propriété collective du mouvement. Nous ne l’abandonnerons pas sans nous battre. Rozbrat a prouvé à de nombreuses reprises qu’il servait l’intérêt public, contrairement aux autorités qui représentent les intérêts privés des promoteurs immobiliers. »

Rozbrat sera certainement obligé de se lancer dans une bataille juridique onéreuse et compliquée pour se défendre. Le squat a lancé un appel au don de solidarité pour couvrir les frais de justice sur le compte de WSL : BIGBPLPW 03 1160 2202 0000 0002 3589 7475 (« Don pour sauver Rozbrat »).

Merci de partager l’information.
Bien sûr, nous invitons chaleureusement à notre festival d’anniversaire les 13 et 14 septembre
Collectif Rozbrat

Evénement facebook pour ses 25 ans https://www.facebook.com/events/337285440347555/
Rozbrat
Pułaskiego 21a
60-607 Poznan, Pologne
http://www.rozbrat.org/
Si vous souhaitez soutenir ce lieu :
le compte bancaire c’est : Wielkopolskie Stowarzyszenie Lokatorów IBAN: PL 03 1160 2202 0000 0002 3589 7475
SWIFT: BIGBPLW

Suisse : Bâle reste sans nazis !


La manifestation baselnazifrei (« Bâle sans nazis ») du 24 novembre 2018 date déjà de six mois. Elle restera en mémoire comme un signal fort contre le fascisme et le discours de la droite contre les minorités. Grâce à la résistance décidée de presque 2’000 personnes il a été possible d’empêcher la prise de l’espace publique par les nazis qui voulaient y faire leur propagande fasciste. Pour arriver à ce but, les manifestantes et manifestants ont dû passer outre aux directives de la police. Car celles-ci avaient autorisé une manifestation du parti d’extrême droite PNS (parti nationaliste suisse) sur la place de la foire (Messeplatz) à Bâle tout en envoyant la contre-manifestation à une place lointaine.
Des mois plus tard, tôt le matin, la police pénètre sur ordre du ministère public bâlois dans beaucoup d’appartements. Le but : des personnes auxquelles ils reprochent d’avoir été dans la rue contre le PNS. Dans le cours de quelques semaines on compte à Bâle et dans d’autres cantons au moins 17 perquisitions et arrestations. Certaines personnes sont retenues jusqu’à 48 heures au poste – la détention provisoire demandée est cependant rejetée par les juges. Ce qui frappe en outre, c’est que des détenus étrangers subissent des chicanes supplémentaires comme des insultes racistes.
Souvent, les reproches sont minimes : il semble que tenir une banderole lors d’une manifestation non-autorisée suffit au ministère public comme raison pour une perquisition à domicile. A d’autres, on reproche d’avoir été impliqués dans des affrontement avec des nazis ou dans des affrontements avec la police. Ces afrontement ont eu lieu après que la police a une fois de plus tiré sur les manifestant.e.s avec des balles en caoutchouc. Ils ont tiré sans raison apparente, d’une distance très courte et à hauteur de tête. Les balles en caoutchouc ont blessé plusieurs personnes aux yeux dont une si gravement qu’il risque de garder la lésion pour le reste de sa vie.
Avec une grande quantité de matériel vidéo et des vêtements confisqués, le ministère public essaie avec une énergie inouïe de persécuter les manifestant.e.s antifascistes.
Nous voyons dans ces procédures pénales une manœuvre d’intimidation et un signal politique du ministère public bâlois : ils veulent criminaliser la grande mobilisation antifasciste du 24 novembre. Cela va bien avec la répression renforcée contre des mouvements sociaux. La répression ne frappe que quelques-uns, mais on vise tou.te.s qui ont pris la rue ce jour-là pour empêcher les fascistes à trouver une plateforme. Nous sommes solidaires avec les personnes frappées, sans distinction de reproches.
Les événements des derniers mois (entrée en scène du « Ku-Klux-Klan » et de « Combat 18 » à Schwyz, les résultats des élections européennes ou le groupe Facebook bâlois démasqué par le Blick avec ses armes et ses fantasmes « d’extinction ») montrent que c’est justement le moment d’avoir une réponse claire contre les activités d’extrême droite.

Descendons donc encore dans la rue, le 22 juin pour renforcer la résistance antifasciste et de protester contre la criminalisation de baselnazifrei. Bâle maintient sa déclaration : Pas de place pour les nazis !

Manifestation : 22 juin 2019, 14 heures, parc De Wette (près de la gare CFF) à Bâle

Source : https://renverse.co/Bale-reste-sans-nazis-2096

mardi 23 avril 2019

Global May Day 2019 – 1er mai 2019 –

Chacun des syndicats/groupes/unions organisent ses activités de manière autonome avec leurs propres particularités. L’appel à l’action suivant fait partie d’un cadre de travail commun qui aidera à connecter ces activités et à leur communication au niveau international. Inscrivez vous ou contactez la liste mail Global May Day 2019 [globalmayday[AT]lists.riseup.net] si vous voulez soutenir l’appel et/ou entrer en contact avec d’autres groupes pour établir des solidarités.

Appel download (pdf.)

Blog: https://globalmayday.wordpress.com

Global May Day 2019
– 1er mai 2019 –

Chaque année, des gens manifestent et font grève le 1er mai pour commémorer la Journée Internationale des Travailleur-euse-s. Avec l’appel suivant, qui a été initié par plusieurs sections des syndicats de base FAU et IWW, nous voulons inciter les syndicats à lier leurs actions et leurs initiatives pour donner une dimension internationale à la lutte.
Nous, travailleur-euse-s et étudiant-e-s, serons solidaires, parce que nous faisons toutes et tous parti-e-s de la même lutte contre le capital, qu’importe notre lieu de résidence. Les coupes budgétaires dans les services sociaux, les baisse de salaires, les privatisations, la hausse du coût de la vie ou des frais d’inscriptions dans l’éducation sont quelques symptômes qui sont directement liés au système économique mondial. Un système qui est basé sur l’exploitation et la concurrence et qui pousse à la marchandisation de tous les aspects de nos vies.
La course à la performance est dangereuse, que ce soit sur le lieu de travail, à l’université ou à l’école, d’autant plus qu’elle s’accroit constamment. La logique de l’économie de marché et l’Etat-Nation qui lui est accolé ordonnent une adaptation à tout prix à la compétitivité et au profit, au mépris du développement de moyens d’émancipation.
Nous ne voulons pas simplement perturber le capitalisme, nous voulons le vaincre.
Vu la nature internationale du système capitaliste, il est nécessaire pour les travailleur-euse-s de s’unir au niveau mondial. En créant nos réseaux au-delà des frontières, les interconnections mondiales qui définissent nos conditions locales peuvent devenir visible. De plus, cela ouvre de nouvelles potentialités et de nouveaux objectifs à notre action contre l’exploitation ainsi que le travail et les conditions de vie précaires. Le pouvoir de négociation des travailleurs et travailleuses augmenterait significativement si nous nous unissions dans les mêmes unités économiques. Il suffit d’imaginer quelles différences cela aurait fait si les mineurs grévistes de Marikana en Afrique du Sud et les travailleur-euse-s de l’industrie chimique de BASF en Allemagne se seraient organisé-e-s et uni-e-s dans leur lutte, étant donné que BASF est le premier acheteur des ressources extraites par les mineurs. De tels liens aurait pu changer voire prévenir le massacre de 2012.
Les travailleurs et travailleuses du textiles au Sri Lanka (qui produisent des vêtements pour le groupe H&M) qui se sont battu-e-s le 27 novembre 2018 pour un salaire qui leur permette de vivre dignement. Le même jour, des groupes en Europe et aux Etats-Unis ont organisés des actions de solidarité devant les magasins H&M. Cela montre que la pression peut être générée par un réseau de groupes au sein d’une même filière de production, de celles et ceux qui produisent le vêtement jusqu’à celles et ceux qui travaillent dans un magasins, mais aussi par les client-e-s du magasin.
La même logique s’applique aux grèves à Amazon : par exemple le syndicat Ver.di a appelé à la grève en 2016 dans les centres logistiques d’Allemagne. Depuis, les centres logistiques en Pologne servaient d’entrepôts-secours pour casser la grève. Le syndicat polonais IP a donc organisé des actions de solidarité. Actuellement, des groupes d’action se forment dans les centres Amazon à travers le monde, créant un réseau de plus en plus dense.
Enfin, les travailleurs et travailleuses informatiques résistent aux conditions de travail précaires et s’organisent au-delà des frontières. Par exemple, nous voulons montrer l’initiative du syndicat Game Workers Unite! et mentionner le débrayage des travailleur-euse-s de Google, qui a été suivi par des dizaines de milliers de personnes dans 50 villes à travers le monde en novembre dernier.
Avec un 1er mai coordonné à l’échelle internationale nous espérons réaliser un objectif collectif d’amélioration de la vie, en développant nos réseaux et en construisant la solidarité internationale. Nous insistons sur la lutte commune et la résistance au chacun.e pour soi, particulièrement dans ces temps de nationalisme et de racisme exacerbés.
Pour une meilleure vie pour toutes et tous, à travers les frontières!
#1world1struggle
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Initial supporters:
Bangladesh Anarcho-Syndicalist Federation | Free Workers’ Union (FAU) Hamburg | Inter-Factory Workers’ Federation (FBLP) Jakarta | Forum for IT Employees (FITE) India | Garment Workers’ Trade Union Center (GWTUC) Bangladesh | Industrial Workers of the World (IWW) Gainesville | Industrial Workers of the World (IWW) Hamburg

samedi 1 décembre 2018

10 DÉCEMBRE 2018 : JOURNÉE DE RÉSISTANCE SIMULTANÉE, SANS FRONTIÈRES

POUR UNE JOURNÉE DE RÉSISTANCE SIMULTANÉE,
SANS FRONTIÈRES, LE 10 DÉCEMBRE 2018,
CONTRE LE DURCISSEMENT DU CAPITALISME
ET DE LA SOCIÉTÉ AUTORITAIRE
Partout dans le monde, au prétexte de la dette des États, le pouvoir ne cesse d’accroitre les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres et de détruire la planète.
Partout dans le monde, ce recul de nos droits et ce saccage de la vie s’accompagnent d’une amplification de la surveillance et de la répression contre tous ceux qui s’y opposent.
Partout dans le monde, le pouvoir tente de diviser pour mieux régner en détournant la colère sur le dos des migrants qu’il fait passer pour les principaux responsables du malheur des opprimés.
Partout dans le monde, le fascisme ne cesse de monter, stade ultime du capitalisme, paroxysme de la société autoritaire, prêt à éliminer ses opposants et tous ceux qui lui déplaisent.
Partout dans le monde, le pouvoir se prétend légitime au prétexte, d’une part, de lois qu’il écrit lui-même pour conserver et renforcer sa position, et, d’autre part, d’élections périodiques qui n’ont rien de démocratiques puisqu’elles sont le produit de la fabrique de l’opinion par les médias de masse qui appartiennent à la classe dominante. Partout dans le monde, le pouvoir usurpe sa position et nous vole nos vies.
À la différence des classes opprimées du 19ème siècle, au temps où elles commencèrent à s’organiser au niveau international et à se révolter, nous sommes aujourd’hui face à deux problèmes nouveaux qui s’ajoutent aux précédents : la course contre la montre technologique face à un pouvoir qui ne cesser de se renforcer grâce à de nouveaux moyens de surveillance et de répression, ce qui rappelle les œuvres prophétiques de Orwell et de Huxley, et la course contre la montre écologique face à un capitalisme qui, en plus de nous exploiter, arrive maintenant à un stade où la destruction de la Terre sera bientôt irréversible.
Nous ne pouvons donc plus attendre. Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter chacun de notre côté, chacun à l’intérieur de nos frontières, chacun dans le cadre de nos luttes spécifiques sur toutes sortes de sujets, chacun avec nos différentes façons de penser et d’agir.
Il devient urgent de faire converger nos résistances, un jour par mois, à compter du 10 décembre 2018 et, par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement à nos luttes locales quotidiennes.
Nous proposons un jour par mois d’actions simultanées contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire. Un jour par mois pour rappeler partout que cette lutte est globale. Un jour par mois pour évoquer l’urgence de nous mobiliser partout et d’en finir avec le pouvoir et l’exploitation. Un jour par mois pour entrer dans un compte à rebours, reprendre confiance en nous, devenir plus nombreux, et préparer ensemble la fin de la société autoritaire et du capitalisme. Le 10 de chaque mois est le premier jour à deux chiffres, comme un changement d’ère, d’époque, de maturité. Car nous devons sortir de la préhistoire politique et économique de l’humanité avant qu’il ne soit trop tard.
Parmi nous, pas de chef, pas de responsable, pas de direction syndicale, pas de bureau d’un parti, pas d’homme providentiel, pas de d’avant-garde éclairée : nous proposons uniquement et simplement un jour de convergence globale par mois, mais nous ne voulons en rien diriger ni coordonner quoi que ce soit. Juste donner une impulsion de départ, avec ce texte et les actes qui vont s’ensuivre.
Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.
À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.
À chacun de traduire dans d’autres langues ce message et de le propager, sur Internet et jusque sur les murs des villes, pour que chaque 10 du mois, nous soyons toujours plus nombreux et plus déterminés.
Personne ne nous libérera que nous-mêmes : c’est à nous de prendre au plus tôt nos vies en mains.
Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.
Des anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes et anti-autoritaires de plusieurs régions du monde (Grèce, France, Argentine, Espagne, Algérie, Italie, Mexique, Belgique, Canada, Allemagne…)
Proposition parue sur Athens Indymedia https://athens.indymedia.org/post/1592897/…

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En anglais

FOR A DAY OF SIMULTANEOUS RESISTANCE,
WITHOUT BORDERS, DECEMBER 10 2018,
AGAINST THE HARDENING OF CAPITALISM
AND AUTHORITARIAN SOCIETY
Everywhere in the world, on the pretext of the debt of states, power continues to increase the inequalities between the richest and the poorest and destroy the planet.
Everywhere in the world, this decline in our rights and the destruction of life is accompanied by an amplification of surveillance and repression against all those who oppose it.
Everywhere in the world, power is trying to divide and rule by diverting the anger at the migrants it passes for the main culprits of the misfortune of the oppressed.
Everywhere in the world, fascism continues to rise, the ultimate stage of capitalism, the paroxysm of the authoritarian society, ready to eliminate its opponents and all those who displease.
Everywhere in the world, power claims to be legitimate on the pretext, on the one hand, of laws it writes itself so as to maintain and strengthen its position and, on the other hand, of periodical elections that are not democratic because they are the product of the factory of opinion by the mass media that belong to the ruling class.
Everywhere in the world, power is usurping its position and stealing our lives.
Unlike the oppressed classes of the 19th century, when they began to organize at the international level and to revolt, we are now facing two new problems in addition to the previous ones: the race against the clock in the face of a power that continues to grow through new means of monitoring and repression, which is reminiscent of the prophetic works of Orwell and Huxley, and the ecological race against the clock against a capitalism that, in addition to our exploitation, now arrives at a stage where the destruction of the Earth will soon be irreversible.
As such we can not wait anymore. We can no longer be content to fight each on his side, each within his borders, each within the framework of his struggles specific on all kinds of topics, each with his different ways of thinking and acting.
It becomes urgent to converge our resistance, one day per month, from 10 December 2018 and, thereafter, every 10th of every month, at the same time, all over the world, parallel to our daily local struggles.
We propose one day a month simultaneous actions against the hardening of the capitalism and authoritarian society. One day a month to remind everyone that this fight is global. One day a month to evoke the urgency to mobilize everywhere and to end power and exploitation. One day a month to start a countdown, to regain confidence in ourselves, become more numerous, and prepare together the end of authoritarian society and capitalism.
The 10th of every month is the first two-digit day, like a change of era, time, maturity. Because we must leave the political and economic prehistory of humanity before it's too late.
Among us, no boss, no manager, no union management, no office of a party, no providential man, no enlightened leader: we propose only and simply a day of global convergence a month but we do not want to direct or coordinate anything. Just give a starting impulse, with this text and the acts that will ensue.
We do not propose either a procedure to follow, a way of doing things, a precise framework to our actions that day: to each to fight as he sees fit, where he is and to target this which seems important to him. Going out to the street the same day, all over the world, is already something important, if only to speak and prepare for the next occupying places, lands, factories, and more, much more, if some wish.
Everyone, imagine how to resist that day and let us know, possibly with photos or videos, through our free and self-managed media around the world, like indymedias, for example.
Everyone, translate this message into other languages and propagate it, on the Internet and even on the walls of cities, so that every 10 of the month, we are always much more and more determined.
Nobody will release us but ourselves: it is up to us to take our lives into our own hands as soon as possible.
Power is not to be conquered, it is to be destroyed.
Anarchists, libertarians, anarcho-syndicalists, autonomous and anti-authoritarian
several regions of the world (Greece, France, Argentina, Spain, Algeria, Italy, Mexico, Belgium, Canada, Germany ...)

mardi 4 septembre 2018

L’AMOUR ET LA RÉVOLUTION, EXARCHEIA EN TOURNÉE



 
 
 
QUARTIER REBELLE D’ATHÈNES
EXARCHEIA EN TOURNÉE
DU 31 AOÛT AU 7 SEPTEMBRE 2018
À MILAN, MARSEILLE, TOULOUSE,
BORDEAUX, ZAD NDDL, PARIS ET LYON

Projections, rencontres, débats et repas partagés en présence de camarades libertaires et antifascistes venus d’Exarcheia qui ont participé au film L’Amour et la Révolution.

Les 5 intervenants de la tournée :

GIORGOS DU GROUPE ANARCHISTE ROUVIKONAS
Basé au cœur d’Exarcheia et très célèbre en Grèce, ce groupe anarchiste multiplie les actions coup de poing contre tous les pouvoirs depuis plusieurs années et fait souvent la une des journaux télévisés. Malgré la propagande inquiétante contre lui, il bénéficie d’une grande popularité parmi les opprimés et donne une image courageuse et solidaire de l’Anarchisme. Beaucoup de ses membres sont également impliqués dans la lutte contre Aube Dorée au centre d’Athènes et dans des initiatives solidaires autogérées.
---> Ici, une vidéo en français de 10 minutes <---
qui présente ROUVIKONAS et montre ses actions. 
 
 MIMI DU SQUAT DE MIGRANTS NOTARA 26
Premier squat historique de la crise des réfugiés en 2015 au centre d’Athènes, le Notara 26 occupe un immeuble appartenant au ministère du travail dans le nord-ouest du quartier. En 2016, il a été victime d’une attaque incendiaire fasciste, mais a rapidement été reconstruit. Au total, il a accueilli plus de 6000 migrants de 15 nationalités différentes, dont beaucoup d’enfants, dans l’autogestion, la solidarité et la démocratie directe.


 PERSEUS ET KINIMATINI DU CONTRE-MÉDIA PERSEUS 999
Contre-média réputé en Grèce et au-delà, Perseus 999 est une chaîne youtube qui propose un autre regard sur les résistances libertaires et antiautoritaires à Athènes : vidéos au cœur des émeutes, actions antifascistes, musiques rebelles, comptes-rendus d’événements politiques et preuves irréfutables de la répression.

LE RÉALISATEUR YANNIS YOULOUNTAS
Militant libertaire et antifasciste proche des trois collectifs ci-dessus, initiateur d’actions solidaires et de convois vers Exarcheia, Yannis est aussi l’auteur d’un livre sur le quartier (Exarcheia la noire aux Éditions Libertaires) et le réalisateur de la trilogie Ne vivons plus comme des esclaves, Je lutte donc je suis et L’Amour et la Révolution. Il diffusera des extraits du troisième film montrant Rouvikonas, Notara 26 et Perseus 999 en actions et aidera à la traduction durant les échanges.
 

Clément Méric : L'extrême droie tue, faisons son procès



Le premier rendez-vous de cette campagne est un rassemblement mardi 4 septembre à 18h30 rue Havre-Caumartin, sur les lieux où Clément est tombé il y a 5 ans sous les coups des militants de Troisième Voie. Une plaque sera apposée à sa mémoire.

Vendredi 7 septembre

Toujours dans le cadre de la campagne, le comité pour Clément invite à une réunion publique dans l’amphithéâtre de Belleville, afin d’une part de faire le point sur les premiers jours du procès, mais aussi pour revenir sur les circonstances et le contexte de la mort de Clément, et discuter des stratégies antifascistes à mette en place aujourd’hui pour contrer l’extrême droite, dans la rue et ailleurs. La discussion se poursuivra de façon conviviale autour d’un repas préparé par la Cantine des Pyrénées.

Samedi 8 septembre

L’Action Antifasciste Paris-Banlieue appelle à un meeting le samedi 8 septembre à 12h à la Bourse du Travail de Paris. Il réunira différents intervenants autour des axes de lutte chers à Clément, pour tenter de dépasser les enjeux uniquement répressifs de la justice et de mettre en évidence l’évolution de la lutte antifascisme. Plus d’infos ici

Mardi 11 septembre

Le Comité pour Clément appelle à se rassembler pour une action symbolique à 18h30 sur le Pont du Carrousel, là où, en 1995, Brahim Bouarram était jeté à la Seine par des skinheads néonazis en marge d’une manifestation du FN. Un hommage sera rendu à toutes les victimes de l’extrême droite.

Vendredi 14 septembre

Enfin, pour clore la campagne, et dans l’attente du verdict, le Comité pour Clément organise une manifestation qui partira de la place de la République.

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Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s et militant antifasciste, mourait sous les coups de skinheads néo-nazis.
Du 4 au 14 septembre aura lieu à la Cour d'Assises de Paris le procès des agresseurs de Clément et de ses camarades présents à ses côtés ce jour là.
Les audiences sont publiques : toutes celles et ceux qui le souhaitent peuvent y participer. Tout soutien est le bienvenu.
Il importe que le procès se déroule en toute sérénité.
Il se tiendra à l'ancien Palais de Justice, sur l'Ile de la Cité à partir du mardi 4 à 9h30.
Des moments d'expression militante sont prévus dans des lieux et des moments distincts de ceux des audiences. (Plus d'infos à venir)

Qu’en attendons-nous ?
Essentiellement que la vérité soit dite publiquement sur les circonstances de la mort de Clément et que la dimension politique de ce crime soit clairement mise en évidence. Il ne doit pas y avoir d'impunité pour les crimes fascistes.
Le procès sera l'occasion d'une attention particulière des médias et de l'opinion envers la question des violences de l'extrême droite. Il devra aussi être l'occasion de déconstruire le schéma que certains discours tentent d'imposer, renvoyant dos à dos extrême gauche et extrême droite.

Souvenons-nous : après l’effroi est rapidement venu le temps du doute, soigneusement orchestré. On s’était emballé, les agresseurs n’étaient pas ceux que l’on croyait. Invoquant mensongèrement le contenu d’images de vidéosurveillance, une manipulation médiatique, probablement initiée par des relais de l’extrême droite dans la police, faisait des agressés les agresseurs. Elle venait opportunément cautionner les déclarations des skinheads qui prétendaient avoir agi en légitime défense. Bien que contredite par des responsables de la police judiciaire, cette version fut relayée sans précaution par une large partie de la presse – déclenchée sur RTL trois semaines après la mort de Clément, l’opération de désinformation « La vidéo de l’agression a parlé » avait notamment trouvé un puissant écho au JT de 20 heures de France 2, sous forme d’une infographie représentant Clément attaquant traitreusement un paisible Esteban Morillo. L’effet fut évidemment dévastateur et conduisit une partie de l’opinion à considérer que, finalement, il s’agissait sans doute d’une simple bagarre qui avait mal tourné entre bandes rivales violentes, renvoyées dos à dos.

Or, la mort de Clément Méric n’est pas le résultat d’un malheureux hasard, encore moins le fruit d’une culture de la confrontation physique que partageraient également les groupuscules d’ultra-droite et les mouvements antifascistes.

L’agression doit être resituée dans le contexte politique du printemps 2013, c’est-à-dire un fort mouvement d’opposition conservatrice à l’adoption du mariage homosexuel. La Manif pour tous, mobilisant toutes les droites, avait excité l’activisme d’extrémistes et entraîné une multiplication des violences homophobes ou racistes.

L’agression de Clément et de ses camarades n’a pas été le fait d’électrons libres : les hommes aujourd’hui traduits devant la cour d’assises étaient membres ou sympathisants de Troisième voie, groupuscule ultranationaliste dirigé par Serge Ayoub, alias Batskin, connu dans les années 80 comme chef de bande de skinheads parisiens d’extrême-droite. Ce dernier s’était également entouré d’une milice de gros bras chargée du service d’ordre de son mouvement, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ces deux organisations ont été dissoutes par le gouvernement consécutivement à la mort de Clément.

L’enquête a établi que le 5 juin 2013, Esteban Morillo a été en contact téléphonique avec Serge Ayoub immédiatement avant et immédiatement après l’agression, et que tout le groupe s’est retrouvé autour de lui le soir même, dans son bar, où ils ont eu tout loisir d’arranger leur version des faits.

L’actualité récente fournit des exemples de l’implication de proches d’Ayoub et de son organisation dans d’autres affaires, pour certaines criminelles. Ainsi du procès du White Wolf Klan au printemps dernier en Picardie, bande néonazie fondée par un ancien des JNR après leur dissolution et qui s’est rendue coupable de graves méfaits. Ainsi encore de la réouverture en juin 2017 de l’enquête sur la mort d’Hervé Rybarczyk, militant antifasciste lillois retrouvé noyé dans la Deûle en 2011. Deux anciens membres des JNR sont poursuivis pour cette agression qui pourrait avoir été la mise en œuvre d’un rituel initiatique d’admission dans la milice de Serge Ayoub.

Clément Méric a été victime d’un groupe de jeunes gens entretenus dans le culte de la violence par un chef porteur d’un programme politique fascisant, ce que souligne la devise des JNR, empruntée au parti de Mussolini : « Croire, combattre, obéir ».

Non, les extrêmes ne se rejoignent pas. Renvoyer dos à dos racistes et antiracistes, homophobes et défenseurs des libertés, fascistes ou néonazis et antifascistes, c’est faire le lit de la haine et de la violence gratuite.

Le procès des agresseurs de Clément sera l’occasion de mettre en lumière la réalité des faits. Nous espérons qu’il soulignera ainsi la différence fondamentale des postures politiques : refuser de fermer les yeux, dénoncer résolument des idéologies contraires aux principes d’égalité, de liberté, et de fraternité, ce n’est pas faire acte de violence, c’est faire acte de résistance salutaire.

http://www.pourclement.org/

lundi 23 juillet 2018

Du 1 au 8 aout, A-camp en Autriche

Du 1 au 8 aout aura lieu un camp anarchiste en Autriche (Böllerbauer à Salaberg 32, 3350 Haag, Autriche.)



Appel
Une expérience de l’anarchie…

Le A-Camp 2018 s’adresse à toutes les personnes qui se reconnaissent dans les idées anarchistes ou s’y intéressent. Partant de la solidarité, de l’entraide, de l’association libre et de l’autogestion, l’idée est d’expérimenter l’anarchie tout au long d’une semaine. Dans un climat social chaque jour plus autoritaire, les tentatives pratiques de vivre et donner du sens à la liberté, au refus de la domination et à l’autonomie individuelle sont toujours plus nécessaires. A travers ces expériences, nous mettons nos propres idées à l’épreuve, qui peuvent ainsi s’épanouir. …afin de renforcer le combat pour la liberté.

Les journées du A-Camp se dérouleront au rythme des réflexions, discussions, ateliers, activités sportives et créatives, selon les projets et propositions de chacun.e. Pour découvrir de nouvelles perspectives et dépasser l’ordre actuel des choses, il s’agira de mettre l’accent sur l’échange, les nouvelles rencontres ou de cultiver les relations déjà existantes. Forger une liberté individuelle et partagée qui ne soit pas définie par la sécurité.

Parce que les dominant.es d’aujourd’hui proclament que la sécurité est le plus haut sentiment et la condition d’une bonne vie, il est essentiel pour nous de remettre cette sécurité en question. Sans violence coercitive (sans Etat), la liberté ne peut être définie par la sécurité, parce qu’il n’existe plus d’autorité qui puisse la garantir. Les libertés concédées par l’Etat sont des libertés en sursis, seulement garanties tant que nous nous comportons conformément à ce qui est attendu. Les dirigeant.es peuvent ainsi nous les reprendre à chaque instant.
Nous percevons le A-Camp comme un essai, comme une période déterminée sans violence coercitive, lors de laquelle des inidividu.es se rencontrent et expérimentent d’autres formes de vie commune ; il est donc clair qu’on ne peut que tâtonner. Nous sommes tou.tes marqué.es par ce monde dans lequel nous vivons, et le camp ne se déroulera certainement pas sans problèmes, sans erreurs ni conflits. Nous ne pouvons garantir à personne que le A-Camp sera autant enrichissant que possible. Ce qui importe surtout pour que le camp soit enrichissant, c’est que chaque participant.e essaie de le faire concorder avec ses propres souhaits et besoins, sans prétendre exercer un pouvoir
quelconque. Dans ce cas, ce sera une aventure pour nous tou.tes.
Le A-Camp sera ce que chacun.e en fera.
Pour l’anarchie!

Plus d'info sur  : https://www.a-camp.net/

mercredi 11 juillet 2018

Rassemblement : Urgence pour Sentsov, Koltchenko et les autres prisonniers politiques ukrainiens de Poutine

Le 13 juillet 2018, deux jours avant la finale de la Coupe du monde de football, ce sera le 61ème jour de grève de la faim du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov, ce sera également son anniversaire : 42 bougies qu'il soufflera en tant que prisonnier politique de Vladimir Poutine. Il a, à ce jour, perdu plus de 15 kg. (voir ci après le texte de sa soeur qui a pu le voir pour la première fois en 4 ans).
Poutine détient dans son goulag d'autres prisonniers politiques, dont nombre ont été soumis à la torture. Parmi eux également Alexander Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes, et condamné par l’État russe lors du même procès que Sentsov. L’accusation de « terrorisme », qui a servi à couvrir ces ignobles décisions d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe, n’a aucun fondement. Ils ont été torturés et condamnés parce qu'ils luttent contre l'oppression exercée par l’État russe, tant sur le territoire russe qu'en Crimée. 
Sentsov ne combat pas pour sa propre libération. Il a annoncé qu'il ferait grève de la faim tant que tous et toutes les prisonnier-e-s politiques ukrainien-ne-s détenu-e-s en Russie et en Crimée ne seraient pas libérés. Au delà c'est contre le tyran Poutine qu'il combat : "Nous sommes peut-être destinés à devenir des clous dans le cercueil du tyran. J'aimerais être un de ces clous. En tout cas, sachez que ce clou-là ne pliera pas." 

Pour la libération immédiate d'Oleg Sentsov, d'Alexandr Koltchenko et de tous les autres prisonniers politiques ukrainiens en Russie, et pour les libertés démocratiques dans tous les pays :


 ♦ nous invitons le 13 juillet 2018, à 19h, place Igor Stravinski (Paris, à coté de Beaubourg), tous les hommes et toutes les femmes qui considèrent que le combat de Sentsov est juste, qui demandent la libération immédiate de Koltchenko et Sentsov, et au-delà la libération rapide de tous et toutes les prisonnier-e-s ukrainien-n-es poursuivi-e-s pour des raisons politiques en Crimée et en Russie, et tous ceux qui comprennent que, pour la démocratie dans tous les pays, Vladimir Poutine est dangereux

♦ nous invitons les rédactions et journalistes commentant la coupe du monde à prendre leur responsabilité et à profiter du fort audimat pour faire connaître lors de cette dernière semaine de coupe du monde les cas de Koltchenko et de Sentsov, et d'exiger leur libération

 ♦ nous appelons les diplomates, leaders et officiels (français notamment) à cesser de cautionner les exactions de l’État russe et à refuser d'assister à la Coupe du monde. Ainsi Macron ne doit pas aller voir le match en Russie mardi 10 juillet et doit œuvrer pour une victoire : celle de sauver des vies, et notamment celle de Sentsov en exigeant sa libération immédiate

 ♦ nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer l'enlèvement et la détention de Koltchenko et Sentsov, et exiger leur libération immédiate


Collectif Koltchenko : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM - Initiatives Pour un Autre Monde - Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble !, L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale. 

Lien pdf : ici 

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Des nouvelles d'Oleg Sentsov

Information d'après le média Hromadske, 5 juillet 2018 :

La soeur de Oleg Sentsov (Mme Kaplan) pour la première fois depuis 4 ans a été autorisée à le visiter et l'a fait.
"J'ai pu rencontrer Oleg Sentsov, nous avons pu parler durant deux heures. Il s'agissait d'une visite de courte durée. Actuellement Oleg pèse 75 kg.,  sa taille étant de 190 cm., durant la grève de la faim il a perdu 15 kg."
Mme Kaplan dit avoir parlé à Oleg des actions de soutien qui se déroulent dans le monde et de ce que le militant qirimtatar Emir Hussein Koukou l'a rejoint dans sa grève de la faim.
"Il est très reconnaissant de ce que l'on fasse tant d'actions autour de son nom, que les gens ne baissent pas les bras et continuent la lutte. Mais en même temps il est très déçu par le peu d'attention que l'on porte aux autres prisonniers politiques, et que si le seul résultat est sa libération à lui, son action aura été un échec total."
 
"Il demande notamment tant à Lyoudmyla Denissova, qu'aux médecins indépendants qui avaient tentés de venir le voir, les consuls, l’archevêque Clément, d'aller voir les autres prisonniers, de ne pas les oublier."
Aujourd'hui, selon Natalie Kaplan, l'état de santé de Oleg Sentsov est satisfaisant, "quoique les analyses ne soient pas très bonnes". Rien de critique pour l'heure.
"Hier, il allait très mal, aujourd'hui ça va mieux. Il est venu à la visite sans aide extérieur. Son état empire le soir. Il dit que ça va beaucoup mieux maintenant. Les plus difficiles ont été les trois premières semaines de la grève de la faim. Maintenant il reçoit des injections intraveineuses.  Sans quoi il ne serait plus en vie. Il n'a pas l'attention d'arrêter la grève de la faim. Il dit qu'il ira jusqu'au bout et qu'il croit en la victoire. Il est optimiste. Il pense que ce n'est pas en vain. Il croit en la victoire." 

Camp d'été antiautoritaire 1.-5. Août 2018 à Pirkanmaa en Finlande

Camp d'été antiautoritaire 1.-5. Août 2018 à Pirkanmaa



Bienvenue au camp d'été anti-autoritaire de la nature de Pirkanmaa.
C'est une invitation pour toutes celles, tous ceux qui se battent pour une société plus équitable, horizontale et juste ou qui veut se joindre à la lutte. Il est temps de rassembler et de voir ce qu'il y a à apprendre sur nos victoires et nos pertes. Il est également temps d'avoir une discussion sur la façon dont l'environnement dans lequel nous agissons a changé et de mettre à jour notre analyse. Et enfin, il est aussi temps de se connaître, de s'amuser et d'être ensemble. Le programme du camp se composera d'ateliers, de discussions, de détente et de détente. Les thèmes des discussions concernent les différentes manières de s'organiser en anarchistes, la solidarité, les campagnes locales et globales, les compétences pratiques nécessaires, la récupération de la vie quotidienne, la joie et le sport. Il est temps de mettre à jour les activités anti-autoritaires pour répondre aux demandes d'aujourd'hui!
Le prix du camp est de 50 € pour l'ensemble du camp ou de 12 € par jour et comprend la nourriture végétalienne, l'hébergement (possibilité de camper) et le programme.
Inscrivez-vous au camp en envoyant un mail à l'adresse leiri2018(A)riseup.net . Faites-nous savoir votre nom, numéro de téléphone, et quel groupe ou projet vous êtes actif.
Si vous n'êtes pas organisé dans un groupe, dites-nous quelque chose sur vous et sur ce qui vous intéresse.
Vous recevrez une réponse avec des informations sur le paiement et des informations supplémentaires sur le camp.
Le camp est organisé par la Fédération anarchiste Alusta. Bienvenue!
Fédération anarchiste - Alusta"
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"Welcome to the antiauthoritarian summer camp at Pirkanmaa nature. This is an invitation for everyone who is fighting for more equal, horizontal and just society. Or anyone who wants to join the fight. It's time to gather up and see what there is to learn about our victories and losses. It's also time to have a discussion on how the environment in which we act has changed and update our analysis. 
    And lastly it's also time to get to know each other, have fun and be together.  The program of the camp will consist of workshops, discussions, chilling out and relaxing.  
    The themes of the discussions concern different ways of getting organized as anarchists, solidarity, local and global campaigns, necessary practical skills, reclaiming everyday life, joy and sports. It's time to update antiauthoritarian activities to meet the demands of present day!
    The price of the camp is 50e for the whole camp or 12e per day and it includes vegan food, accommodation (there's also possibility for camping) and the program.
     Sign up for the camp by sending mail to address leiri2018@riseup.net. Let us know your name, phone number, and what group or project you are active with. If you are not organized in any group, please tell us something about yourself and what you are interested in about.
You'll get a reply with information about the payment and some extra-information about the camp.
     The camp is organized by the anarchist Federation Alusta. Welcome!

Anarchist Federation - Alusta"

lundi 25 juin 2018

Appel Antifa et communiqué de la Fédération Anarchiste

Appel à mobilisation

contre le camp d’été du Bastion Social à Avallon !

 Les 29, 30 juin et 1er juillet devrait se tenir près d’Avallon (89) le « camp d’été » de « Bastion Social », une organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Impossible de les laisser faire ça tranquillement !

Les 29, 30 juin et 1er juillet doit se tenir, près d’Avallon (89), le camp d’été du Bastion Social.
Comme son nom ne l’indique pas, Bastion Social est une organisation d’extrême droite radicale.
Bastion Social, GUD, Génération Identitaire, Action Française… la montée en puissance de ces groupes fascistes et la façon dont ils agissent deviennent de plus en plus inquiétantes.
Ils procèdent toujours de la même manière : ils profitent d’un ras le bol légitime contre les institutions pour se présenter comme une solution honorable. Pour eux, toujours les mêmes boucs émissaires : l’étranger, la différence.
Il est toujours plus facile pour ces néofascistes de s’attaquer au migrant(e) qui quitte son pays et passe les frontières au péril de sa vie que de s’en prendre aux puissants.
Dresser des pauvres contre des pauvres n’est pas une solution acceptable.
Ces réactionnaires pensent pouvoir se faire passer pour des défenseurs des acquis sociaux, mais jamais le fascisme partout où il réussit à arriver n’a été synonyme d’avancées sociales.
Malgré leurs discours volontairement confus invoquant la "justice sociale", leurs quelques ridicules actions d’ouverture de "centres sociaux" réservés aux Blanc·hes ou leurs cantines (au porc), ils ne nous feront pas oublier leur vraie nature et leurs actions violentes : ratonnades, attaques de lieux LGTB-friendly, têtes de sangliers à l’entrée de mosquées, couteaux dans le dos...
Ils sont racistes, fascistes, antisémites, homophobes et ils ne pourront jamais être une réponse aux injustices que nous subissons.
Pour leur université d’été qu’ils comptent tenir à Avallon, Bastion Social a nommé sa promo « François Duprat », du nom d’un fasciste revendiqué, antisémite assumé membre fondateur du FN.
Pour nous c’est un affront à ce que représente le Morvan : le Morvan a été une terre du maquis avec plus d’une trentaine de groupe organisés pour combattre le nazisme et ses idées qu’aujourd’hui ils veulent nous ramener.
Il est hors de question de tolérer cet affront, il est hors de question de tolérer ces fachos, ici ou ailleurs.
Nous ferons donc tout pour empêcher la tenue de leur camp et appelons

le 30 juin à 12H sur la place du marché/place du Général de Gaulle à Avallon

près de la mairie, à un pique-nique tiré du sac et manifestation festive qui prouvera que le Morvan est avant tout une terre d’accueil.
Que chacun·e passe un appel à la mairie, à la sous-préfecture ou à l’endroit qui va loger ces fachos, pour dire notre colère face à ce rassemblement !
Sous-Préfecture : 03 86 34 92 00
Préfecture : 03 86 72 79 89

P.-S.

Il va sans dire que cet événement nécessite la plus grande vigilance de la part de toutes et tous : il n’est pas rare que ces groupuscules, galvanisés par leur lâcheté, traînent les rues pour « ratonner » les personnes seules ou en infériorité. Sous leurs apparences « sociales », ils continuent à agresser, allant parfois jusqu’à poignarder.

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Communiqué de la Fédération Anarchiste

Convergence Antifascite à Avallon!

La Fédération Anarchiste se joint à l’appel ci dessus de divers syndicats, associations, organisations politiques et collectifs antifascistes à se mobiliser le 30 juin à 12H sur la place du marché à Avallon (89) contre le camp d’été de « Bastion Social » fondé par les ex GUDards, organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Nous ne pouvons tolérer que de tels groupes organisent en toute impunité des camps d’entrainements politiques et semi militaires.
Pas de quartiers pour les fascistes pas de fascistes dans nos campagnes !!

25/06/2018
Fédération Anarchiste

lundi 11 juin 2018

Poubelle nucléaire : Appel à converger en Meuse la semaine du 16 au 24 juin

« Le développement forcené actuel de l’énergie nucléaire est un choix irréversible que le capitalisme nous impose. De par son fonctionnement, sa nature, l’énergie nucléaire est la caricature d’un univers hiérarchisé, technocratisé, militarisé, ou nous n’intervenons en rien.
L’État ne respecte même plus sa propre légalité pour la construction des centrales nucléaires, l’ouverture des mines d’uranium, l’extension des usines de retraitement des déchets, etc. Le choix de l’énergie nucléaire, de par la concentration des moyens économiques, technologiques, humains, est l’occasion rêvée pour le capitalisme de pérenniser sa domination sur nos vies. Une centrale nucléaire, une fois construite, ne peut être détruite avant 20 ans. C’est ici qu’un moratoire limité apparaît clairement comme démagogique.
Par ailleurs, le développement actuel des recherches sur l’énergie solaire, s’orientant vers de grosses unités de production, montre que l’intérêt du capital réside dans la concentration de l’énergie, pour garder le contrôle de sa redistribution. La lutte contre le développement de l’énergie nucléaire ne peut se cantonner dans l’opposition légaliste des partis et syndicats. De même, il est évident que les manifestations antinucléaires et écologiques ont révélé l’existence d’une contestation profonde de cette société sur les bases d’un refus de tout centralisme, toute hiérarchie, contre le travail salarié et la consommation à outrance, ces rassemblements ne peuvent suffire à stopper le pouvoir. Il est indispensable d’intensifier les actions de sabotage qui touchent directement le pouvoir dans ses intérêts économiques et permettent de retarder, voire de stopper la construction des centrales, mines, usines liées au nucléaire. Quoi qu’il en soit, le nucléaire n’est qu’un des aspects les plus apparents de l’exploitation généralisée du capitalisme qui ne peut être mis en échec que par l’auto-organisation des individus et par la prise en main de tous les aspects de notre vie quotidienne. »
Communique signe CARLOS, Libération du 22 novembre 1977

 
Samedi 16 juin aura lieu à Bar-Le-Duc une journée de contestation contre le projet d’enfouissement de déchets radioactifs, autrement connu sous le nom de projet CIGEO.
Ce projet de stockage de déchets radioactifs dans les sous-sols meusiens et haut-marnais représente le dernier maillon de la chaîne que constitue le complexe nucléaire français.
Les analyses qui démontrent la faillite écologique de ce projet sont nombreuses, nous n’y reviendrons pas dans ce texte. De même, il existe une littérature conséquente, qui pointe du doigt les errements, hasards, mensonges de l’Andra, l’institution en charge de la gestion des déchets radioactifs.
Pour l’État, l’enjeu est de taille. Premier parc nucléaire européen, deuxième à l’échelle mondiale, la France a misée beaucoup sur l’industrie nucléaire. En plus d’un demi siècle, ce moyen de production énergétique est devenu l’un des piliers de l’économie nationale. Et il concentre en son sein tout ce que le système actuel peut produire de haïssable. De l’exploitation coloniale de populations d’Afrique de l’ouest à la production d’armes nucléaires en passant par la croissance industrielle, le maillage et le contrôle du territoire à travers des infrastructures, les guerres préventives pour défendre les mines d’uranium, le désastre écologique… La liste est longue de nos griefs contre la société nucléaire.
Et pour mener à bien son projet, l’État ne lésine pas sur les moyens. D’un côté, les régions directement concernées, choisies en grande partie pour leur faible densité de population et pour leur précarité économique, sont littéralement arrosées d’argent. Une officine émanant de l’Andra, le GIP, dispose d’enveloppes très conséquentes à répartir sur le territoire. Tout s’achète et se finance : une nouvelle salle des fêtes, du matériel informatique pour une école, une caserne de pompier, un éco-festival, des travaux de réaménagement urbain… Pour mieux acheter le silence et les consciences.
De l’autre, le mouvement d’opposition au projet est durement réprimé. Depuis l’évacuation du bois Lejuc le 22 février dernier, les procès se sont succédés par dizaines. Plusieurs peines de prisons fermes ont été prononcées. L’interdiction de territoire est quasiment toujours requise par le procureur. Une enquête pour « association de malfaiteur », qualificatif désormais chéri par la magistrature, est en cours.
La formule est connue, l’État écrase, intimide, éloigne.
Autant de raisons qui poussent à venir en Meuse participer à cette semaine de résistance contre le projet Cigéo et tous ses promoteurs.

Le 16 juin à Bar-Le-Duc

Bar-Le-Duc est une petite ville de 15 000 habitants, chef lieu du département de la Meuse. Siège local du pouvoir.
Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu de manifestations anti-nucléaire dans cette ville. Il fut un temps où elles étaient plus récurrentes. La dernière remonte à 2005 et avait réunie 6 000 personnes.
C’est un pari que d’organiser cette journée à Bar-Le-Duc.
Elle fait écho à plusieurs envies. Celle de sortir, pour un temps, des faces à faces de plus en plus intenses autour de Bure. On se souvient de la manifestation du 15 août 2017 lorsque sous une pluie de grenade GLI-F4 une personne avait vu son pied arraché. On se souvient du canon à eau dans un village de moins de cent habitants. On se souvient des rencontres intercomités des 3 et 4 mars dernier, lorsqu’une ligne de Gardes Mobiles s’étalant à perte de vue et commandée par la préfète locale empêchait l’accès au bois Lejuc.
L’envie également, de déplacer la lutte au plus près des lieux de pouvoir. Au pieds des décideurs, des fossoyeurs. L’année dernière, à la même période, une manifestation était organisée à Saint-Dizier, préfecture de la Haute-Marne, autre territoire impacté par le projet Cigéo.
L’envie, enfin, de renouer avec des manifestations hétérogènes, rejoignables, inclusives, joyeuses. Qui laissent la place à une multiplicité des pratiques. Une manifestation que la population de Bar-Le-Duc et d’ailleurs puisse investir.
A ce titre, nous pensons qu’il faut prendre en compte le contexte et le lieu dans lequel s’inscrit cette manifestation. Il ne s’agit pas de reproduire un 1er mai parisien. Les lieux de pouvoirs à travers lesquels s’incarnent le projet Cigéo à Bar-Le-Duc existent mais sont rares. Il faudra les dénicher.
Il y a fort à parier que la ville sera militariser. Il n’y a qu’à voir l’ampleur du dispositif policier lors des derniers procès. Un bus, une dizaine de camion, des patrouilles dans tout le quartier du tribunal.
Une ville de cette taille est facile à quadriller. Face à ce mur répressif, il semble nécessaire de développer une intelligence collective à l’intérieur du cortège. De se parler. De ne pas cristalliser toute la tension dans un rapport de force inégalitaire. Même si, on le sait, dans ces moments, ce sont principalement les forces de l’ordre qui posent les conditions de l’affrontement.
Au niveau logistique, un camping est prévu à Bar-Le-Duc pour tout le week-end, et des cantines prendront en charge les repas.

Une semaine autour de Bure

La matinée du dimanche 17 juin est consacrée aux rencontres entre les différents comités. Avec la volonté de poursuivre les discussions et projets qui ont pu être entamés lors du dernier week-end inter-comités les 3 et 4 mars dernier.
Ensuite, l’idée est de partir en convoi vers la zone de Bure. Pour le deuxième acte de cette semaine de résistance. Tout le monde est plus qu’invité à rester. Un concert aura lieu dimanche soir. Puis à partir du mercredi 20 juin jusqu’au dimanche 24 juin, un certain nombre d’ateliers et de discussions seront organisées.
Aller à Bure, c’est voir ce qui se passe concrètement sur le terrain. Ce qui permet, entre autres, de mieux se projeter dans la lutte. C’est aussi l’occasion de rencontrer et soutenir les compagnon-nes qui vivent sur place, dans un territoire militarisé.
Enfin, cette semaine autour de Bure est pensée pour laisser la plus grande place aux rencontres, discussions, initiatives. Les possibilités d’agir sur place sont nombreuses.

Tous et toutes à Bar-Le-Duc et à Bure du 16 juin au 24 juin.

Pour plus de renseignements https://vmc.camp/ et
http://16juin2018.info/programme/.

lundi 21 mai 2018

Mobilisation hexagonale contre le danger fasciste le samedi 26 mai

Différents collectifs qui luttent contre l’implantation des locaux fascistes et plus globalement de l’extrême-droite dans nos villes organisent une mobilisation nationale le samedi 26 mai. Des manifestations auront lieu à Strasbourg, Marseille, Lille, Bordeaux...
A Lyon, rendez-vous à 14h30 place des Terreaux.

Contre le danger fasciste, occupons le terrain de la lutte !

De l’Aube Dorée grecque à l’AfD allemande, du Jobbik hongrois au FN français, l’Europe connaît aujourd’hui une offensive inédite de l’extrême-droite fasciste. Encouragée par les politiques réactionnaires, racistes, antidémocratiques et antisociales des différents gouvernements européens, et du gouvernement Macron en premier lieu, les nouveaux fascistes s’attaquent aujourd’hui conjointement aux migrant.es qui tentent de passer les mers et les cols, aux étudiant.es qui se mobilisent contre le tri social à l’université (à Montpellier, Strasbourg, Paris ou Lille), aux non-blancs, personnes LGBTIQ+ ou militants politiques et syndicaux, à l’image du local lyonnais de la CNT mis à sac le 30 mars dernier.
À l’instar du mouvement Bastion social apparu récemment, les locaux fascistes se multiplient dans nos villes et nos quartiers. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg, Chambéry, Bordeaux et combien d’autres villes ou territoires sont aujourd’hui confrontées au quotidien à la présence toujours plus menaçante de ces groupes. Gonflés à bloc par le très raciste projet de loi "Asile et Immigration" du sinistre Collomb, les identitaires continuent leur campagne contre les exilé.e.s avec leur flotte "anti-migrants" à l’été 2017 ou plus récemment leur blocage sauvage du col de l’Echelle. Bastion social quand à lui, ouvre au même moment à Lyon, Chambéry, Marseille, Strasbourg et Aix-en-Provence des locaux qui prétendent discriminer racialement les sans-domicile.
Ces différents groupes, au-delà de leurs spécificités, entretiennent tous des liens directs et indirects avec le parti qui fédère et organise massivement les fascistes depuis plus de 40 ans : le FN. Le parti frontiste, qui offre à tous ces groupes la perspective d’une prise de pouvoir à court ou moyen terme, constitue aujourd’hui un danger mortel pour tou.tes les exploité.es et les opprimé.es. N’ayant jamais rompu ni avec sa filiation avec le fascisme historique ni avec les groupuscules les plus violents (comme le GUD ou le Bastion social), le FN est cependant devenu une force électorale de premier ordre puisqu’il a totalisé un record historique de 10,6M en mai 2017.
La période que nous vivons sera déterminante quant à la possibilité pour des groupes fascistes d’acquérir durablement une présence dans nos villes, à nos frontières et comme force électorale. C’est pourquoi occuper le terrain de la lutte pour la fermeture des locaux fascistes, la dissolution des groupes criminels et contre les apparitions publiques du FN doivent être des priorités dans la lutte pour les droits sociaux et démocratiques.
Alors que Macron et son gouvernement répriment toujours plus durement les migrant.es, les étudiant.es mobilisé.es, les Zadistes, les quartiers populaires et les grévistes, il laisse agir, voire encourage le passage à l’acte des groupes fascistes. Partout où ils le font, ils rencontrent néanmoins une opposition déterminée, radicale et unitaire, la nôtre. Il ne tient donc qu’à nous de mettre en place une riposte antifasciste à la hauteur du danger.
C’est pourquoi nous appelons à faire du 26 mai une journée nationale de mobilisation antifasciste contre le développement du FN, des groupes et des locaux fascistes.

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Appel lyonnais du collectif pour la fermeture du Pavillon Noir

Toutes et tous ensemble, Fermons le local néo-nazi du Bastion Social ! Et tous les locaux fascistes !

Depuis de nombreuses années, l’extrême-droite radicale a choisi Lyon comme son terrain de jeu favori pour lancer et/ou renforcer son emprise sur la politique française.
Les ouvertures de locaux et les créations de groupuscules se sont multipliées depuis 2010 :
  • - Local « la Traboule » (2010) et la salle de sport réservé aux blancs « l’Agogé » (2016) par Génération Identitaire (mouvement à l’origine de nombreuses actions « coups de poings » contre les migrant.e.s et les demandeurs/ses d’asile) ;
  • - Local officiel de l’Action Française (groupuscule royaliste) en 2016 ;
  • - Local « la Maison Bleue » du Parti Nationaliste Français (mouvement réactivé suite à la dissolution de 2 groupes fascistes lié au meurtre de Clément Méric)
  • - Local « le Pavillon noir » du Gud- Bastion Social (2017) ;
  • - Présence d’une section locale d’Alliance Vita (intégristes religieux) et une présence des réactionnaires religieux ;
  • - Ouverture prévue en septembre 2018 d’un établissement de formation pour cadres d’extrême droite par Marion Maréchal Le Pen

    La présence de ces groupuscules et l’ouverture de leur locaux au public favorisent le développement de leurs thèses racistes, sexistes, LGBTphobes et permettent la coordination d’actions violentes qui ont déjà conduit à de nombreuses agressions physiques et le saccage de locaux militants sur Lyon.
    Et malgré tout cela, la Mairie Centrale et la Préfecture restent étonnamment silencieuses sur ces questions (aucune prise de position claire depuis 2010). Les seules positions prises sont de mettre dos à dos les antifascistes et les fascistes.
    Les liens avec le Front National de certains de ces groupuscules sont avérés alors que d’autres sont en relation directe avec la frange néo-nazie la plus violente.
    En dépit de ce triste constat, le combat antifasciste n’a pas cessé ! En 2011, un local néo-nazi à Jean Macé a pu être fermé grâce à la mobilisation populaire.
    Unissons nos forces en 2018 pour montrer que Lyon et ses habitant-e-s seront au cœur de la lutte contre ces groupuscules !

    Manifestation festive et populaire
    Samedi 26 mai 14h30 - Place des Terreaux


    Source : rebellyon

jeudi 8 mars 2018

Manifestation contre la loi Collomb samedi 10 mars à Lyon

Contre la loi Collomb et sa politique antisociale et raciste, nous exigeons :
- Liberté de circulation et régularisation : des papiers pour toutes et tous !
- Un logement décent pérenne pour toutes et tous
- Abrogation des accords de Dublin (obligeant les migrant-e-s à demander l’asile dans leur 1er pays d’enregistrement)
- Prise en charge immédiate par l’aide sociale à l’enfance de tous les jeunes mineurs isolés et le droit à l’enseignement pour tous et toutes…
Manifestation samedi 10 mars, 14h30, place des Terreaux (Lyon – métro Hôtel de ville).

Liberté de circulation ! Réfugié.e.s, migrant.e.s, vous êtes les bienvenu.e.s !

Projet de Loi Macron “immigration-asile” Unité pour son Retrait !
Des papiers, une école, un toit pour tous !
Respect des droits fondamentaux !
À Lyon :
⇨ Des mineurs isolés à la rue, des dizaines en attente d’une place au lycée, des lycéens convoqués à la police de l’air et des frontières,menacés d’expulsions… Et des enfants sans toit dans les écoles…
⇨ des demandeurs d’asile sans hébergement : deux mois d’attente avant d’être reçus en préfecture ; les dublinés* pourchassés,
⇨ des centre d’accueil qui fonctionnent comme des centres de tri,
⇨ des familles vivant ici depuis 5 ans et plus menacées d’expulsion (enfants scolarisés et parents détenteurs de propositions d’embauche)
⇨ des militants assignés au tribunal par la Métropole pour avoir ouvert un immeuble non occupé afin de mettre à l’abri des sans toits.
À Lyon et dans toute la France, des initiatives et mobilisations se multiplient contre ces violations des droits fondamentaux.
Le projet de loi Macron : “mettre fin au droit d’asile”
Ce projet présenté comme équilibré va en réalité, d’après le Syndicat des avocats de France (SAF), “mettre fin au droit d’asile” :
⇨ Rendre l’asile impossible
Réduction de 120 à 90 jours du délai pour faire la demande à compter de l’entrée sur le territoire ; réduction à 15 jours du délai pour présenter un recours le rendant quasi-impossible ; suppression de l’appel suspensif, recours aux moyens électroniques pour l’envoi des convocations et décisions ; généralisation des audiences en visioconférence…
⇨ Ficher, trier, expulser plus et plus vite
Prise d’empreintes et photos systématiques lors des vérifications de
situation ; élargissement des motifs d’assignations à résidence et de
rétention dont la durée passerait de 45 à 90 voire 135 jours ;
accentuation du “délit de solidarité”…
Ces mesures contre les étrangers participent de l’offensive du gouvernement contre les acquis essentiels des travailleurs et de la jeunesse. Il s’agit de créer des boucs émissaires pour diviser et interdire les solidarités contre cette politique antisociale.
Retrait du projet Macron liberticide et xénophobe !
Liberté de circulation : des papiers pour toutes et tous !
Respect du droit d’asile ; abrogation des accords de Dublin* (obligeant les migrant-e-s à demander l’asile dans leur 1er pays d’enregistrement)
Prise en charge par l’aide sociale à l’enfance de tous les jeunes mineurs isolés ; droit à l’enseignement pour tous et toutes…

P.-S.

Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon-69 : ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Éduc’Action Rhône, Union Départementale CGT, Union Départementale CNT, Collectif Agir Migrants, Collectif Amphi Z, Collectif 69 Palestine, Coordination Urgence Migrants, Émancipation-69, FSU 69, LDH Rhône, Lutte ouvrière, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP LYON 1-4, MRAP LYON 3-7-8, Planning Familial 69, RESF-69, Solidaires 69, Solidaires EtudiantEs, SUD santé sociaux 69, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, EELV 69, ENSEMBLE !, France Insoumise 69, L’insurgé, MJCF Rhône, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche 69, PCF, UPC…
Contact : collectifrefugie69@laposte.net

Source : rebellyon

Manifestation aux flambeaux en soutien à Afrîn, vendredi 9 mars à Lyon

Afrîn continue de résister aux attaques barbares et incessantes de l’armée turques. Continuons à soutenir la résistance et à briser le silence de la communauté internationale.
Communiqué du CDK-F

“Depuis le début du conflit syrien, la Turquie a soutenu tous les groupes salafistes, y compris Al-Qaïda et Daesh. La Turquie a fait en sorte que ces groupes ciblent les Kurdes. Elle a organisé l’attaque de Daesh contre Kobanê en 2014. Daesh a subi sa première défaite à Kobane. Les Kurdes sont devenus une partie de la coalition internationale contre Daesh. Actuellement, les régions les plus sûres, stables et démocratiques de la Syrie sont celles administrées par les Kurdes et leurs alliés.
La Turquie attaque Afrin et le Rojava parce que c’est une région kurde qui renforce son statut d’entité stable et démocratique. La Turquie n’a pas été en mesure d’accepter la défaite de Daesh et, le 20 janvier, elle a attaqué Efrîn avec toute sa force. Ses avions de combat et ses chars attaquent délibérément les zones habitées par les civils. Des dizaines de civils ont été tués, dont la plupart sont des femmes et des enfants, et des centaines de personnes ont été blessées. L’armée turque commet des crimes de guerre tels que définis par le droit international ; et les crimes humanitaires tels que décrits par la morale universelle. Dans ces bombardements plus de 200 civils ont perdu la vie et 574 autres ont été blessés.
Le nord de la Syrie a été largement débarrassé de Daesh et d’autres groupes salafistes. Cependant, la menace salafiste existe toujours. Les attaques de la Turquie déstabilisent la région et nuisent à la lutte contre Daesh.
Malgré ces évolutions, les réactions de la Russie, des États-Unis, des États européens, de l’UE et de l’ONU contre l’agression de la Turquie nous ont déçus. La Russie, qui contrôle l’espace aérien dans cette zone, a d’abord retiré ses soldats de la région et a ensuite ouvert l’espace aérien à l’aviation turque. Les Etats-Unis, l’UE et l’ONU ont fait de timides déclarations qui ne font pas état de la gravité de la situation, ce qui a encouragé l’agression turque. Tous ont « reconnu le droit de la Turquie à protéger ses frontières et ses préoccupations légitimes en matière de sécurité ». Quelles préoccupations ? Ceux qui sont attaqués, ceux qui sont vulnérables sont le Rojava et les peuples du nord de la Syrie.
Le 24 février, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, à l’unanimité, une résolution sur un cessez-le-feu en Syrie. Malgré cette résolution, la Turquie continue ses bombardements, en toute impunité : aucune mesure n’a été prise contre elle du fait de cette violation grave et manifeste du droit international. Ce n’est pas ainsi qu’on devrait traiter un peuple qui a vaillamment combattu Daesh au nom de l’humanité ; c’est moralement inacceptable.
Par conséquent :

– Nous appelons l’ONU à agir contre les bombardements de la Turquie qui viole le droit international, notamment la dernière résolution de cessez-le feu en Syrie.
– Nous appelons les puissances citées ci-dessus à comprendre la réalité sur le terrain et à prendre une position claire contre les attaques de l’Etat turc.
– Le nord de la Syrie, y compris Afrin, doivent être déclarés zone d’exclusion aérienne.
– La menace de Daesh, Al-Qaïda et des autres groupes similaires existe toujours. Toutes les forces doivent y être vigilantes.
”

Source ; rebellyon