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lundi 17 juin 2019

De Hambourg à Biarritz : «United we stand» - On reste soudé·e·s!

Appel à actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression, entre autres suite au G20 de Hambourg.

Appel à actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression, entre autres suite au G20 de Hambourg.
Nous relayons ici l’appel de « United we stand » pour des actions décentralisées les 6 et 7 juillet 2019 en solidarité avec tou·te·s ceux·elles qui sont touché·e·s par la répression. 

Cela fait déjà deux ans que les manifs, les colonnes de fumée, les vitres brisées et les sirènes du G20 de Hambourg sont passées. Malgré la violence policière massive, ce sont les souvenirs de moments libérateurs qui prédominent, comme un espoir tangible exprimé à travers la colère de dizaines de milliers de personnes.

Unite against repression – Uni·e·s contre la répression 

La répression n’a pas seulement pris la forme d’une violence policière inouïe pendant le sommet. Elle est allée bien plus loin : surveillance, traques publiques, enquêtes, diffamation, amendes et privations de liberté pour de nombreux·ses ami·e·s.
Des conditions de détention indescriptibles et un système de justice politique, infligeant des privations de libertés aberrantes directement après le sommet, sont une riposte brutale pour un sommet échoué que personne ne voulait. Pourtant, l’escalade et le démantèlement conséquent de droits fondamentaux par la police étaient d’une évidence prévisible. Le « festival de la démocratie » s’est transformé en un désastre pour les libertés publiques.
En décembre 2018 a démarré le procès de la « Elbchaussee ». Quatre jeunes Allemands d’Offenbach et le poète français Loïc S., seul encore en détention à ce jour, doivent payer pour une série de voitures et vitres dégradées aux abords d’une manifestation dans le quartier d’Altona. Comble de l’ironie, l’expression de notre solidarité a été qualifiée de « pédagogiquement négative » par le tribunal et a été utilisée pour justifier le déroulement du procès à huis clos.
Outre le procès « Elbchaussee », d’autres poursuites judiciaires contre notre mouvement sont en cours et à venir. Elles concernent la fête des barricades dans le quartier « Sternschanze », la manifestation de la veille au port, et le déchaînement de violences policières dans le district « Rondenbarg ». Il est donc plus que jamais nécessaire de rendre notre solidarité audible et visible.

Unite to resist – Uni·e·s pour résister 

Mais la résistance de Hambourg était et reste légitime dans toute son ampleur face à la crise mondiale actuelle de la machinerie capitaliste. Nous ne nous laisserons pas impressionner par les lois autoritaires à venir et le violent virage vers la droite que prend la société. Il s’agit au contraire de s’opposer d’autant plus à l’oppression économique, la catastrophe environnementale et l’agitation raciste et antiféministe.
Cette année, la France de Macron tient la présidence du G7. Dans un climat de tensions sociales croissantes et de répression, le sommet de Biarritz en août 2019 donnera également lieu à des protestations massives. Nous serons à nouveau debout côte à côte, sur les plages de l’Atlantique, pour lever nos poings face à l’appareil répressif. Aucun sommet ne se passera jamais au calme.
Construisons la solidarité transfrontalière ! Poursuivons la lutte pour une société fondée sur la solidarité et contre les sommets des dirigeants et de leurs sbires ! Après le sommet, c’est avant le sommet ! Notre solidarité contre leur domination !

L’alliance des structures solidaires contre le G20 en Allemagne appelle à des actions de soutien à l’occasion du second anniversaire du sommet de Hambourg les 6 et 7 juillet 2019. Organisez-vous dans votre ville et devenez actif ! La solidarité est notre force !
De Hambourg à Biarritz : United we stand ! 

Source : https://de.indymedia.org/node/33676


Communiqué : Soutien à Yannis Youlountas

Le 14 juin 2019
La Fédération anarchiste apporte son soutien plein et entier à Yannis Youlountas, lâchement agressé par des néo-nazis, dans la nuit de jeudi à vendredi 145 juin 2019, au Pirée, Grèce.
Même s’il est hors de danger, il a dû passer la nuit à l’hôpital. Yannis semble avoir été suivi après être sorti du centre social autogéré Favela, alors que la nuit venait de tomber. Il portait un tee-shirt au logo de Favela qu’on venait de lui offrir. Par chance les trois agresseurs ont été dérangés par l’arrivée d’un groupe de personnes en provenance de la station de tram voisine. Yannis a aussitôt été emmené aux urgences.
La Fédération anarchiste souhaite un prompt rétablissement à Yannis et réaffirme son engagement antifasciste.
No pasaran !

Fédération Anarchiste

lundi 10 juin 2019

CGT VS Arabie Saoudite et sa guerre au Yemen

La CGT dockers et des personnels de la manutention du Golf de Fos qui dénonce et refuse de charger un navire d’armes à destination de l’Arabie Saoudite, ci dessous leur communiqué :


vendredi 3 mai 2019

Tentative d’assassinat à Publico

Un compagnon anarchiste a été violemment agressé à coup de couteau dans la librairie Publico cet après-midi. A priori, rien ne montre qu'il s'agisse de le viser spécifiquement mais plutôt l'organisation qu'il représente, nous, anarchistes au sein de la Fédération Anarchiste.

Nous ne nous laisserons pas impunément menacer, intimider ou violenter. Nous continuerons à porter, haut et clair, nos messages politiques, qui sans doute dérangent en ces temps de lutte. Nous continuons le combat contre cette société qu'on nous impose.

Solidarité avec notre compagnon, Solidarité avec Publico,

Vive l'anarchie
Paris 2 mai

samedi 23 mars 2019

IVG, pour la suppression de la double clause de conscience dans la loi de 1975 !

Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! »


COMMUNIQUÉ de PRESSE

Pour la suppression de la double clause de conscience
dans la loi de 1975 !



La clause de conscience spécifique  sur l'avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention »

Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire «passer» en 1975, la loi sur l'avortement, vu les farouches oppositions exprimées à l'époque.

Il existe aussi une clause de conscience  générale  à tous les médecins : « Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » Article R4127-47 du Code de la Santé Publique.

On constate donc que l'IVG est considérée comme un acte médical à part puisque justifiant d'une clause de conscience spécifique.

Nous ne sommes plus en 1975 où il a fallu arracher le droit à l'avortement par une lutte acharnée. L'IVG, malgré les nombreux obstacles dressés, est devenue une pratique courante. En 2014, un sondage IFOP montrait que 75% des Français.e.s étaient pour l'avortement.

Il est donc largement temps de supprimer cette double clause de conscience  spécifique  d'un autre âge, tout en maintenant l'obligation de communiquer le nom d'autres praticiens.

C'est pourquoi, nous, Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident !", nous soutenons et soutiendrons toutes les initiatives parlementaires allant dans ce sens.


Pour contacter le Collectif
Danièle Gaudry : 06 60 95 50 77 ; gaudry.danielle-simone@orange.fr>
Suzy Rojtman : 06 61 83 12 56 ; collectifdroitsdesfemmes@gmail.com
Nelly Martin : 06 80 63 95 25 ; mail : marchfem@rezisti.org



Le Collectif "Avortement en Europe, les femmes décident ! " comprend :

Alliance des Femmes pour la Démocratie, Alternative et autogestion, Alternative Libertaire, Assemblée des Femmes, Association La Case Bordeaux, Association Nationale des Centres d'IVG et de Contraception, Association Nationale des Etudes Féministes, Association Pan-africaniste des droits civiques des femmes, Association Pleiraa Grenoble, Association Pour l'Initiative Autonome des Femmes Toulouse, Association Rue'L, Attac France, Attac Toulouse, Bagdam Espace lesbien Toulouse, Caféministe 26/07, Centre de conseil familial de Nouméa, CFDT, CGT, CGT Santé et Action sociale, Chiennes de Garde ,Collectif CIVG Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif 13 Droits des Femmes , Collectif 84 Droits des Femmes,   Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, Collectif Fary Koumba, Collectif des Polonais à l'étranger Democracy is OK, Commission féministe Europe Ecologie Les Verts, Coordination des Associations pour les Droit à l'Avortement et la Contraception, Coordination Lesbienne en France, Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Elles sans Frontières, Emission Femmes libres sur Radio Libertaire, « Encore féministes ! », Les effronté-es, Ensemble !, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Fasti, Fédération Nationale des Centres d’Information sur les Droits des femmes et des Familles, Fédération SUD Santé Sociaux, FEMEN, Femmes contre les intégrismes, Femmes Egalité, Femmes Solidaires, Féministes Insoumises, Féministes pour une autre Europe, FièrEs, France Grèce Solidarité, FSU, FSU 13, LIbres MarianneS, Ligue du droit international des Femmes , Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, Marche Mondiale des Femmes 26/07, Marche Mondiale des Femmes Midi-Pyrénées, Marche Mondiale des Femmes PACA, Marche Mondiale des Femmes 22, Mouvement de l’Economie solidaire, Mouvement Ecolo, Mouvement Jeunes Communistes de France, Mouvement Jeunes socialistes Paris, Nous d’abord Pologne, NPA, Nuit Féministe, Osez le Féminisme, Parti Socialiste, PCF, Le Planning Familial, Le Planning Familial 35, Regards de Femmes, Réseau féministe 37, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Syndical international de Solidarité et de Luttes, REVHO Réseau Entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie, Sauvons l’Europe, SKB Union des Femmes socialistes Turquie, SNPES-PJJ-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU 13, SNUASFP FSU, Solidaires31 , SOS Sexisme, SUD éducation Nord, SUD Santé Sociaux, SUD santé Sociaux 31, « Tou.te.s Contre les Violences Obstétricales et Gynéco » , UNEF, Union syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires, Zeromacho, ...

dimanche 2 décembre 2018

Communiqué de soutien à Radio Libertaire contre l'antisémitisme

Deux émissions de Radio Libertaire, oeuvre de la Fédération Anarchiste, ont été déprogrammées récemment pour non respect de ses principes de base, leurs animateurs ayant publié un dessin et un visuel à caractère antisémite.
Cette décision a été prise après plusieurs tentatives de concertation qui n’ont pu aboutir. Par bassesse, pour trouver des soutiens, certains essaient de faire croire que ces émissions ont été déprogrammées du fait qu’elles parlaient de la Palestine, or il n’en est rien.
Plus grave, des personnes en viennent à menacer certains mandatés de la radio ainsi que des animateurs membres ou non de la Fédération Anarchiste jusque dans leurs réseaux professionnels. Nous ne pouvons accepter cela, nous condamnons ces intimidations et ces menaces et nous apportons tout notre soutien à Radio Libertaire ainsi qu’à ces mandatés, qui ont pris une décision juste et aux animateurs qui sont à leurs côtés. On ne peut tolérer qu’une idéologie antisémite soit propagée par le biais de notre radio, nous l’avons toujours combattu et cela continuera.

Fédération Anarchiste

samedi 6 octobre 2018

Communiqué : Solidarité contre l'extrême droite

06/10/2018

Ce vendredi 5 octobre, un groupe d'une vingtaine d'individus d'extrême droite a attaqué les locaux de l'ONG SOS Méditerranée à Marseille expulsant son personnel afin d'occuper les locaux et y déployer une banderole. L'extrême droite décomplexée dans un climat nauséabond anti-migrant-e-s, notamment avec les dernières lois de Collomb et les coups médiatiques racistes de gouvernements d'extrême droite européens, ne se cache plus et agit en plein jour démontrant une fois de plus sa haine des autres.
Nous condamnons cette attaque et apportons tout notre soutien à l'ONG SOS Méditerranée et son navire de sauvetage l'Aquarius. Nous appelons à rejoindre les rassemblements ce samedi lors de la journée européenne de mobilisation de soutien à ce navire qui permet de sauver les migrant-e-s fuyant la guerre, la misère, les persécutions.
Contre les frontières, contre les nations, solidarité avec les migrant-e-s !

Juste une étincelle noire

Communiqué : Le Collomb irritable

04/10/2018

Le Collomb irritable Il y a un an et demi G. Collomb pleurait dans les bras à Macron lors de son intronisation, aujourd'hui, il tire à vue sur le gouvernement et démissionne aux forceps. Mais personne n'est dupe, Collomb ne part pas pour question idéologique, mais bel et bien pour sa carrière personnelle en voulant redevenir Maire de Lyon. Rappelons quand même qu'il est l'instigateur de la loi asile-immigration clairement anti migrant-e-s et sans papier-e-s et à toujours soutenu les lois notamment anti-sociales du gouvernement. Une chose est sure, bon débarras, mais il reste encore tout les autres à virer !

Juste une étincelle noire

lundi 6 août 2018

Non à la nouvelle loi asile-immigration


Mercredi 1 août, le parlement a définitivement adopté la nouvelle loi asile immigration qui durcit encore les modalités d'accueil des immigré-e-s et facilite les expulsions. Le gouvernement, au travers de son ministre de l’intérieur G. Collomb, avait déjà lancé son grand plan anti-migrant-e-s et sans papiers dès le 12 décembre 2017 en publiant la nauséabonde circulaire autorisant le « recensement » des personnes étrangères dans les centres de d’hébergement d’urgence par des « équipes mobiles » de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ces équipes seront composées d’au moins un agent de préfecture compétent en droit des étrangers et d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, auxquels peuvent s’ajouter «des personnels compétents en matière de veille ou d’évaluation sociale» elles ont pour but de «s’entretenir avec les personnes étrangères» pour «procéder à l’évaluation administrative» de leur situation.
Sous couvert de pouvoir mieux les « orienter en fonction de leur situation », comme le disent très bien les associations d’aide aux migrant-e-s, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une logique «de recensement, d’étiquetage et de triage» qui va conduire à instaurer un contrôle généralisé des personnes étrangères. Cette mesure n’aboutira qu’à augmenter la précarisation, le passage à une certaine forme de clandestinité des personnes et enfants en les éloignant des centres d’accueil, les renvoyant de fait dans la rue, impliquant déscolarisation, rupture de soins, …
On peut craindre aussi des sanctions financières envers les associations qui s’opposeraient à cette circulaire, sachant que pour la plupart elles dépendent d’aides publiques.
Le juge des référés du conseil d'Etat a été saisi par des associations d’aides aux migrant-e-s pour en demander la suspension, le ministre de l'Intérieur a assuré qu'elle serait maintenue qu’elle qu’en soit la décision.
La loi « asile-immigration », qui vient d'être définitivement adoptée, s’inscrit dans la continuité des lois anti immigré-e-s qui se sont succédées ces vingt dernières années. Le président la présente comme une loi « d’humanité et de fermeté », mais n’est en fait qu’une loi anti-migrant-e-s et sans papiers, compliquant les démarches administratives, facilitant les mises en rétention et les expulsions, qu’ils appellent maintenant avec sobriété « éloignement ».
Pour faire croire à son « humanité » et donc nous la « vendre », le gouvernement annonce que cette nouvelle loi va améliorer, faciliter le traitement des demandes d’asile. Ce traitement passerait de 1 an à moins de six mois, en regardant de plus près, toutes les mesures ne sont faites que pour, au contraire, compliquer la dépose de dos-siers par les migrant-e-s, voir même les dis-suader et aug-mente par contre les possibilités de fichage et facilite les ex-pulsions. On pourra noter l’absurdité qu'entre le dépôt et la réponse de demande, les personnes ne sont pas considérées comme des demandeuses d’asile et peuvent donc avoir des difficultés à obtenir un hébergement d’urgence, voir même être placées en en centre de rétention.

Plus précisément dans la loi concernant la demande d'asile :

  • Le délai pour déposer un dossier de demande d'asile passe de 120 à 90 jours
- Le budget 2018 prévoit 150 postes supplé-mentaires en préfectures, le gouvernement voulant réduire le traitement de la demande d’asile, en passant de onze à six mois. Problème, ces nouveaux postes ne sont pas uniquement alloués au traitement des demandes d’asile donc comment cela impactera la vitesse de traitement des dossiers ?
  • Création de 200 places en centre d'accueil et d'examen des situations (CAES) dans chaque région, soit plus de 2 600 places sur l'ensemble du territoire. 1 300 places seraient opérationnelles depuis le 31 janvier. Avec ces centres, l'Etat développe des structures couplant accueil et contrôle administratif afin de mieux parquer/surveiller et faciliter les expulsions
  • Restriction des conditions d'accès au titre de séjour «étranger malade» alors que dans le même temps il y a la création d'un "passeport santé" pour la patientèle solvable des hôpitaux

En ce qui concerne les sans-papiers :
  • Passage de 6 à 24 h pour la durée de retenue administrative pour vérification du droit au séjour
  • augmentation du délai maximum de rétention, il passe de 45 à 90 jours avec prolongation possible de 15 jours si la personne fait obstacle à son éloignement
  • Maintient en rétention dans le délai courant entre l’ordonnance de libération prononcée par le juge et l’appel du préfet.
  • 400 places de plus pour la rétention administrative
  • Possibilité de recourir à l’assignation à résidence pendant le délai de départ volontaire
  • Renforcement du régime de l'assignation à résidence avec obligation de demeurer au domicile pendant une plage horaire
  • Possibilité de placer en rétention un demandeur d'asile présentant une « menace grave pour l'ordre public » (arrêté d'expulsion, interdiction du territoire)
  • Limitation du droit du sol sur l’île de Mayotte. Seuls les enfants dont au moins un des deux parents en situation régulière depuis plus de trois mois sur l'île avant la naissance pourront désormais demander la nationalité française.


Le gouvernement se félicite d'avoir augmenté les expulsions de 14 % en 2017 et de 100% celles concernant les « dublinés » (personnes ayant fait des demandes d'asiles dans plusieurs pays européens), pourtant Emmanuel Macron annonçait encore le 5 septembre 2017 : "Nous reconduisons beaucoup trop peu" d’où cette nouvelle loi asile-immigration qui va plus loin dans le fichage, le parcage et les expulsions. Car ne soyons pas dupe, quand le président parle « d’humanité » dans cette loi c’est avant tout pour une immigration choisie, des mesures « en faveur de l'attractivité et de l'accueil des talents et compétences » en passant par notamment l’ex-tension du "passeport talent" à de nouvelles catégories, la directive facilitant l'installation en France des étudiants cher-cheurs, … Cela se retrouve même dans le domaine de la santé où bientôt seul-e-s les patient-e-s étrangers/ères ri-ches auront accès au soin, le président ré-affirmant que les migrants économiques n'ont pas vocation, selon lui, à rester sur le territoire. On voit clairement la politique anti-migrant-e-s mise en place par ce gouvernement, en organisant le recensement, le fichage, le parcage, la rétention, l’expulsion des demandeurs/euses d’asile et des sans papiers qui ne seraient « pas assez bien pour la France ».

La fédération anarchiste s’est opposée et s’opposera toujours aux lois racistes, anti-immigré-e-s et contre les sans papiers des gouvernements en défendant la liberté de circulation, d’installation par l’abolition des frontières et des nations.

4 Aout 2018
La Fédération Anarchiste

lundi 23 juillet 2018

Communiqué : Même plus beoisn d'être flic pour tabasser

23/07/2018

Les bavures et autres intimidations de la part des forces de « l'ordre » sont déjà plus que fréquentes, on voit maintenant un membre de la garde rapprochée du président Macron en la personne d'A. Benalla jouer au flic en paradant avec le brassard « police » lors 1er mai à Paris. Puis arborant un casque de CRS, il passe à l'arrestations de personnes et au tabassage d'un manifestant devant des CRS et bacceux complices. V. Crase, ami et membre du service de protection de « en marche » est lui aussi pris en flagrant délit d'usurpation d'identité.
L'Etat, à grand renfort de médias, nous a expliqué des semaines durant qu'il fallait condamner la violence des manifestant-e-s et particulièrement des black bloc, par contre celles de la garde rapprochée de Macron doivent être étouffées et minimisées. Il aura fallu 2 mois et demi pour que les vidéos soient rendues publiques et qu'A. Benalla et son comparse V. Crase, gendarme réserviste, soient démasqués. Sous la pression publique, l'Etat, dos au mur, a engagé une procédure de licenciement contre A. Benalla qui a été mis en garde à vue puis mis en examen avec son comparse.
A l'inverse, combien d'arrestations dites préventives avant des manifs ? combien d'heures de garde à vue immédiate pour avoir porté du noir en manif, occupé un lycée ou une fac ? Combien de jours de prison pour avoir jeté un pétard ou cassée une vitrine ? L'Etat se croit tout puissant avec la violence et la répression comme seuls discours, les bavures policières comme celle de l'entourage présidentiel se déroulent en toute impunité.
Comme le disaient si ironiquement les Bérurier Noir, « aux mains de l'Etat, la force s'appelle droit, aux mains de l'individu, elle se nomme crime », combien de temps allons-nous accepter cela ?
La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux proches et aux victimes d'un Etat toujours plus violent et meurtrier.

Fédération Anarchiste

lundi 25 juin 2018

Appel Antifa et communiqué de la Fédération Anarchiste

Appel à mobilisation

contre le camp d’été du Bastion Social à Avallon !

 Les 29, 30 juin et 1er juillet devrait se tenir près d’Avallon (89) le « camp d’été » de « Bastion Social », une organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Impossible de les laisser faire ça tranquillement !

Les 29, 30 juin et 1er juillet doit se tenir, près d’Avallon (89), le camp d’été du Bastion Social.
Comme son nom ne l’indique pas, Bastion Social est une organisation d’extrême droite radicale.
Bastion Social, GUD, Génération Identitaire, Action Française… la montée en puissance de ces groupes fascistes et la façon dont ils agissent deviennent de plus en plus inquiétantes.
Ils procèdent toujours de la même manière : ils profitent d’un ras le bol légitime contre les institutions pour se présenter comme une solution honorable. Pour eux, toujours les mêmes boucs émissaires : l’étranger, la différence.
Il est toujours plus facile pour ces néofascistes de s’attaquer au migrant(e) qui quitte son pays et passe les frontières au péril de sa vie que de s’en prendre aux puissants.
Dresser des pauvres contre des pauvres n’est pas une solution acceptable.
Ces réactionnaires pensent pouvoir se faire passer pour des défenseurs des acquis sociaux, mais jamais le fascisme partout où il réussit à arriver n’a été synonyme d’avancées sociales.
Malgré leurs discours volontairement confus invoquant la "justice sociale", leurs quelques ridicules actions d’ouverture de "centres sociaux" réservés aux Blanc·hes ou leurs cantines (au porc), ils ne nous feront pas oublier leur vraie nature et leurs actions violentes : ratonnades, attaques de lieux LGTB-friendly, têtes de sangliers à l’entrée de mosquées, couteaux dans le dos...
Ils sont racistes, fascistes, antisémites, homophobes et ils ne pourront jamais être une réponse aux injustices que nous subissons.
Pour leur université d’été qu’ils comptent tenir à Avallon, Bastion Social a nommé sa promo « François Duprat », du nom d’un fasciste revendiqué, antisémite assumé membre fondateur du FN.
Pour nous c’est un affront à ce que représente le Morvan : le Morvan a été une terre du maquis avec plus d’une trentaine de groupe organisés pour combattre le nazisme et ses idées qu’aujourd’hui ils veulent nous ramener.
Il est hors de question de tolérer cet affront, il est hors de question de tolérer ces fachos, ici ou ailleurs.
Nous ferons donc tout pour empêcher la tenue de leur camp et appelons

le 30 juin à 12H sur la place du marché/place du Général de Gaulle à Avallon

près de la mairie, à un pique-nique tiré du sac et manifestation festive qui prouvera que le Morvan est avant tout une terre d’accueil.
Que chacun·e passe un appel à la mairie, à la sous-préfecture ou à l’endroit qui va loger ces fachos, pour dire notre colère face à ce rassemblement !
Sous-Préfecture : 03 86 34 92 00
Préfecture : 03 86 72 79 89

P.-S.

Il va sans dire que cet événement nécessite la plus grande vigilance de la part de toutes et tous : il n’est pas rare que ces groupuscules, galvanisés par leur lâcheté, traînent les rues pour « ratonner » les personnes seules ou en infériorité. Sous leurs apparences « sociales », ils continuent à agresser, allant parfois jusqu’à poignarder.

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Communiqué de la Fédération Anarchiste

Convergence Antifascite à Avallon!

La Fédération Anarchiste se joint à l’appel ci dessus de divers syndicats, associations, organisations politiques et collectifs antifascistes à se mobiliser le 30 juin à 12H sur la place du marché à Avallon (89) contre le camp d’été de « Bastion Social » fondé par les ex GUDards, organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Nous ne pouvons tolérer que de tels groupes organisent en toute impunité des camps d’entrainements politiques et semi militaires.
Pas de quartiers pour les fascistes pas de fascistes dans nos campagnes !!

25/06/2018
Fédération Anarchiste

Communiqué Fédération Anarchiste : Après Tarnac, Bure !

Mercredi 20 juin a eu lieu une grosse opération répressive contre le milieu des opposant-e-s au projet Cigéo* d'enfouissements de déchets radioactifs de Bure. Au total 14 lieux de vie (collectifs ou non) à Bure et aux alentours ainsi qu'à Paris (domicile/cabinet d'un avocat qui assistait nombre de militant-e-s), Toulouse et en Isère ont été perquisitionnés et une dizaine de personnes mises en garde à vue, qui depuis ont été relâchées, à noter que 2 (dont l'avocat) ont été placées sous le statut de témoin assisté et 5 mises en examens sous contrôle judiciaire.
L'Etat et ses amis « nucléarisants » cherchent à discréditer, museler et criminaliser toute contestation en mettant en examen des opposant-e-s sous des chefs d'accusation plus que fantasques tels qu'association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir « dirigé le black block » au G20 de Hambourg, … le grand retour de l'ennemi intérieur d'ultra-gauche/anarchiste.
Après « l'affaire de Tarnac », l'état macronien passe à un stade supérieur en perquisitionnant chez un avocat, loin d'être un fait anodin cela change la nature d'une démocratie. A l'avenir, alors que la répression est de plus en plus violente et massive à tous les niveaux de la société, les opposant-e-s trouveront-ils/elles encore des défenseurs et jusqu'à quand ?
La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux camarades interpellé-e-s et à la lutte qui se joue chaque jour contre le lobby nucléaire à Bure et ailleurs dans le monde.

24/06/2018
Fédération Anarchiste


* Cigéo : Centre industriel de stockage géologique
Projet d'enfouissement des déchets radioactifs HA-VL (Haute activité -Vie longue) et MA-VL (Moyenne activité – Vie longue) en Meuse / Haute-Marne

lundi 11 juin 2018

Communiqué de la Fédération Anarchiste : Non au Salon de l'armement Eurosatory, antichambre de la mort !

« Les confits militaires à travers le monde, les tensions régionales, les menaces et agressions (notamment nucléaires, chimiques...) restent le mode privilégié des relations entre les États, le tout au profit des lobbys militaro-industriels », extrait de la motion « Maudite soit la guerre » adopté au récent Congrès de la Fédération anarchiste.

Du 11 au 15 juin se tient à Villepinte le plus important Salon de l'armement au monde, où 1 600 entreprises d'armement (dont 70 start-up) viennent exposer, promouvoir, vendre et se fournir en technologies de pointe de guerre et de surveillance.
Les armes sont promues au Salon comme « efficaces sur le terrain ».
Des « démonstrations dynamiques » seront réalisées par l’Armée de Terre, la Préfecture de Police, le Commandement des opérations spéciales, le GIGN, les Brigades de recherche et d’intervention...
La France, troisième marchand de mort mondial, dote le ministère des Armées (appelé plus clairement ministère de la Guerre jusqu'en 1974) d'un budget 26 fois plus élevé que celui de la Santé.

Dans le cadre de sa campagne antimilitariste et antinationaliste, la Fédération anarchiste soutient les initiatives qui se multiplient contre ce Salon, antichambre de la mort.

10/06/2018
Fédération Anarchiste



mercredi 23 mai 2018

Communiqué : Notre-Dame-Des-Landes, la police mutile en toute impunité

Après une première vague d'expulsion particulièrement violente sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes il y a un mois (+ de 11 000 grenades lancées et plus de 250 blessé-e-s dont plusieurs graves), l'Etat a lancé une deuxième vague il y a quelques jours.
Comme on pouvait malheureusement s'y attendre, les violences policières furent encore très fortes, un manifestant a été mutilé par une grenade offensive qui lui a explosé à hauteur de sa main. Le pouvoir s'est empressé à grand renfort de relais médiatiques de disculper les « pauvres » forces du désordre en surnombre « lâchement » attaquées par quelques dizaines de Zadistes.
Rappelons que le ministère de l'intérieur a dépêché sur place plus de 15 000 gardes mobiles accompagnés de blindés et d'un hélicoptère pour une dizaine d'expulsions. Le but réel de ces opérations était et est bel et bien de « casser » du Zadiste pour anéantir la résistance sur place et décourager les personnes voulant venir soutenir la lutte.
La violence physique comme sociale de l'Etat s'affiche chaque jour un peu plus, les seuls casseurs sont Macron et sa clique. Il est temps d'organiser la résistance et de passer à l'offensive !

Juste une étincelle Noire

Motion sociale de la Fédération Anarchiste

La Fédération Anarchiste réunie en son 77ème Congrès à Châlette-sur-Loing a débattu de la situation politique et sociale et des enjeux actuels de la lutte des classes.


Le projet macroniste d’« entreprise France » n’a toujours pas coulé. Le gouvernement continue sans relâche son offensive antisociale :

  • Abandon des services publics, restrictions budgétaires, par exemple dans les hôpitaux publics, qui permettent au secteur marchand de s’installer durablement et renforcent les inégalités entre les territoires et entre les individus ;
  • Privatisation de structures publiques (SNCF, Aéroport de Paris, routes de France, barrages hydro-électriques, etc.) avec dégradation programmée des conditions de travail et de la qualité du service ;
  • Étatisation de la formation professionnelle (France Compétences qui se substitue au paritarisme), étatisation de la sécurité sociale et de Pôle Emploi en vue de leur privatisation ultérieure ;
  • Sélection accrue au niveau des lycées et des universités favorisant l’élitisme et la concurrence.

Nous pourrions nous réjouir de la destruction actuelle du salariat si elle était l’œuvre des travailleuses et des travailleurs eux-mêmes. Mais elle est l’effet d’une législation au service du patronat et des actionnaires, poussant les travailleurs à participer activement à leur auto-exploitation (uberisation, auto-entreprenariat, …).
Les injustices étaient déjà criantes et pourtant elles s’accélèrent sous l’œil indifférent voire complice des médias capitalistes et étatiques. Ceux-ci participent encore et toujours à la résignation et à l’aliénation des populations.

Pourtant la colère gronde :

  • Les premiers effets des récentes mesures antisociales se ressentent dans le porte-monnaie (APL, CSG…).
  • Des personnes salariées se mobilisent pour conserver ou conquérir des conditions de travail décentes : cheminots, personnel des EHPAD, livreurs de Deliveroo…
  • Les étudiants et les lycéens refusent le système de compétition qu’on leur impose.
  • Les ZAD se multiplient ainsi que leurs soutiens.
  • Les cortèges de tête des manifestations grossissent, illustrant la radicalisation de la contestation sociale et le refus du réformisme politique à tout va et d’un syndicalisme qui a renoncé à tout projet de transformation sociale


La colère ne suffit pas, elle doit s’organiser.

La Fédération Anarchiste propose un projet de société radicalement différent, le fédéralisme libertaire :
  • Gestion directe par les personnes concernées des structures sociales et économiques ;
  • Participation de tous aux décisions ;
  • Entraide et solidarité ;
  • Autonomie des individus et des groupes.

Ceci ne peut aboutir sans la suppression du capitalisme ainsi que de l’Etat et des religions qui le soutiennent.

C’est pourquoi la Fédération Anarchiste accompagnera tous ceux qui luttent pour leur émancipation et la construction d’alternatives fédéralistes et anti-autoritaire.

lundi 16 avril 2018

Mise à mort de l'hôpital public !

Début février notre ministre de la santé, Agnès Buzyn, accompagnée du premier ministre, annonçait que le gouvernement allait lancer un grand plan de «modernisation» de l’hôpital public. Le budget alloué pour ce projet de sabotage du service public hospitalier s'élève à 100 millions d’euros. Il faut rappeler que le gouvernement, peu de temps avant mais en catimini cette fois, annonçait une énième cure de rigueur budgétaire de 1,2 milliards d’euros pour les hôpitaux. Agnès Buzin veut aussi accroitre la médecine et la chirurgie ambulatoire (soins administrés sans hospitalisation), à hauteur de 55% d’ici 2022 pour la première et 70% pour la deuxième, afin de fermer des lits et supprimer des postes, alors que le nombre de personnel au sein des hôpitaux publics est déjà nettement insuffisant. Le but est que l’hôpital soit de moins en moins un service public et tende à devenir une entreprise à but lucratif qui doit augmenter sa productivité et faire du chiffre. Ces dernières années, a été imposé le «lean management», une nouvelle forme d'encadrement qui prêtant faire disparaître les soi-disant «temps morts». En réalité, ce temps était, jusqu'à présent, consacré à la présence auprès des patient-e-s. Il est donc clair que la priorité, pour le gouvernement, n'est pas la qualité des soins administrés aux patient-e-s, mais bel et bien la rentabilité financière.
Depuis de nombreuses années, les gouvernements successifs, démantèlent l’hôpital public :
  • Suppression chaque année de plusieurs centaines de postes
  • Fermeture de lits continuelle
  • Création des ARS (agence régionale de santé ex ARH créée dans les années 2000) dont la mission est de surveiller et sanctionner les hôpitaux qui dépenseraient «trop d’argent»
  • Mise en place de la T2A , «tarification à l’activité» (grille tarifaire de remboursement d’un acte de médecine, de chirurgie quel que soit le lieu de l’intervention). Pourtant, un acte ne coutera pas le même prix s'il est pratiqué à Paris, Perpignan ou Lille, ce qui, de fait, met les hôpitaux de certaines régions davantage en déficit que d'autres, et sont donc sanctionnés par l’ARS pour «mauvaise gestion» qui impose des coupes budgétaires pour palier à ce même déficit qu’elle a créée par la T2A. Suite à une tribune signée par plusieurs centaines de médecins demandant sa suppression, et aux mouvements de grèves qui prennent de l'ampleur dans les hôpitaux, le président a prétendu vouloir revoir la TA2 .
A côté de cela, les pouvoirs publics encouragent le développement et l’installation de nouvelles cliniques privées qui pratiquent la surfacturation des soins à la charge des patient-e-s, alors que les soins ne sont pas de meilleures qualités dans le privé que dans le public. Ils sont même souvent, bien au contraire, de qualité inférieure dans le secteur privé. Par exemple, à Lyon les accouchements dans le secteur privé, sont surfacturé 500€ à la charge des patientes. De plus, les établissements hospitaliers privés ne pratiquent que les actes qui sont rentables pour eux laissant les autres aux hôpitaux publics.
L’hôpital public a la vocation de soigner toutes les personnes, quel que soit leur revenu, leur situation administrative et leur pathologie. Mais comment assurer cette mission d’utilité publique quand les gouvernements baissent sans cesse les budgets alloués au service public hospitalier, ferment des lits, suppriment des postes, gèlent sans cesse les salaires (plus d’une année sur 2 depuis 20 ans) et favorise le secteur privé qui fait de la santé une vulgaire marchandise.
Le gouvernement avait annoncé que tout allait changer, que les « professionnels de la politiques » allaient laisser la place à la soi-disant «société civile» qui serait plus apte à diriger le pays connaissant mieux la «vie réelle». Notre ministre de la santé, Agnès Buzyn qui, dès les premiers mois de son arrivée au pouvoir, a mis en place les 11 vaccins obligatoires (3 auparavant) n’est pas seulement une spécialiste en hématologie. Elle a longtemps été très proche des grands groupes pharmaceutiques, comme Novartis(1), pour lesquels elle a travaillé en tant qu’experte. Elle a même fait partit des personnes qui ont combattu l’obligation faîtes aux experts, après le scandale du Médiator(2), de déclarer tout lien d’intérêts avec les laboratoires. A ce propos, les "visiteurs médicaux", VRP de l'industries pharmaceutiques auprès des professionnel-le-s de santé en libéral, ainsi que des services hospitaliers privés et publics appliquent des techniques commerciales agressives et envahissantes pour imposer leurs nouveaux médicaments toujours présentés comme plus «performants», mais qui sont, avant tout, toujours plus chers, au détriment des patient-e-s et de la Sécurité Sociale. Il y a encore peu de temps ces mêmes visiteurs, employés des laboratoires, avaient le droit d'offrir des avantages en nature (voyages, vacances, cadeaux, ...) aux médecins, chefs de services, ... pour leurs "bonnes commandes". Ces méthodes ont été supprimées il y a peu mais ne nous leurrons pas, d'autres stratégies pour récompenser les "bons acheteurs" ont vu le jour (paiement de colloques dans de grands hôtels, de pots de départs / de repas de jour de l'an fait par de grands traiteurs, ...). Plusieurs milliards d'euros sont en jeu, donc tout est permis pour se remplir les poches. Il est intolérable de voir un médicament passé à moins de 5 € lorsqu'il tombe dans le domaine public alors qu'il a couté plus de 900 € pendant ses 20 ans d'exploitation (durée des brevets). L'objectif officiel de l'industrie pharmaceutique est de soigner mais son but réel est de s'enrichir en rackettant la Sécurité Sociale. Ceci explique l'intérêt de ces grosses industries et laboratoires pharmaceutiques à placer, à tout prix, des produits nouvellement brevetés. D'ailleurs, ces dernières années dans les pharmacies et les hôpitaux certains médicaments, peu rentables pour l'industrie, ont très souvent été en rupture durant plusieurs semaines voire plusieurs mois, ce qui a obligé les pharmacies et hôpitaux à acheter, en remplacement, d'autres médicaments, nouvellement brevetés et donc beaucoup plus chers. L'Etat, qui orchestre la mise à mort de l'hôpital public et le démentellement de la Sécurité Sociale dissimule à peine sa connivence avec l'industrie pharmaceutique.
La colère gronde dans les services hospitaliers et pas seulement aux urgences, les personnel-le-s des autres services aussi sont toujours moins nombreu-ses-x et surchargé-e-s au détriment des patient-e-s. Les retours sur repos sont monnaie courante, les plannings sont sans cesse modifiés, les locaux et les matériels sont en piteux état. Et les autorités annoncent encore leur volonté de «faire des économies» en fermant des lits, en supprimant des centaines de postes (encore 200 à Lyon pour 2018), en gelant les salaires pour plusieurs années. L'injonction est de faire plus avec moins, transformer le soin en une activité bassement rentable en le vidant de son sens et traiter les patient-e-s comme de machines à réparer et non plus comme des personnes dont la santé est un droit fondamental.
Une lutte a commencé aux Hospices Civils de Lyon depuis la mi-janvier avec la grève illimitée à l’hôpital de Lyon Sud rejoints par quasi toutes les urgences de Lyon. Espérons que ce ne soit qu’un début car l'enjeu est très grave et la colère légitime. Mobilisons-nous pour un autre hôpital public autre que celui de l’argent !!

  1. Novartis a porté plainte le 7 août 2006 contre l'Inde au sujet de l'un de ses anticancéreux, le Glivec. L'Inde a refusé d'en breveter une formule améliorée, ce qui autoriserait de fait la fabrication de génériques de ce produit. En août 2007, la Haute Cour de Justice de Chennai rejette la demande du laboratoire. Le 11 septembre 2012, Novartis réitère son action contre la loi indienne sur les brevets. Le 1er avril 2013, la plainte est de nouveau rejetée.

  1. Médicament mis au point par les laboratoires Servier, présenté comme un antidiabétique mais surtout utilisé comme coupe-faim. Jacques Servier a été mis en examen, mardi 11 décembre 2012, pour "homicides et blessures involontaires" dans le cadre de la procédure menée par le parquet de Paris.
Le 16 novembre 2010, l'Afssaps (Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé) estime à 500 le nombre de patient-e-s décédé-e-s et à 3 500 le nombre d'hospitalisations à cause du médicament Servier, après une étude portant sur une courte période. Une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'épidémiologiste Agnès Fournier, portant elle sur la période 1976-2009 (début et fin de la commercialisation du Médiator) et publiée en février 2012, chiffre le bilan à 1 300 morts et 3 100 hospitalisations, précisant qu'"il s'agit vraisemblablement d'une sous-estimation".

 Juste une étincelle noire - FA Lyon

lundi 9 avril 2018

Communiqué de la Fédération Anarchiste concernant l'expulsion de NDDL

Notre-Dame-Des-Landes,

face à la vengeance étatique, solidarité, action !

 

Le gouvernement l’avait promis lors de son annonce d’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en janvier dernier, sa vengeance viendra en avril avec l’expulsion de la ZAD.

C’est donc cette nuit à 3h du matin que l’opération a été lancée avec 2500 gendarmes accompagnés de blindés, l’objectif étant d’expulser environ 100 personnes et la destruction d’une quarantaine de bâtisses dites « illégales ». Des barricades enflammées ont été érigées sur la « route des chicanes » où se concentre la résistance des Zadistes face aux forces du désordre.

Nous dénonçons cette énième tentative d’expulsion par la violence et nous nous joignons à l’appel des occupant-e-s de la ZAD :

  • les rejoindre dès que possible pour mener la résistance
  • participer aux rassemblements ce soir à 18h dans tout l’hexagone organisés par les comités de soutien (environ 80 villes pour l’instant)
  • participer à la manifestation de samedi à Nantes

Face aux expulsions, aux violences policières et à un Etat qui veut sa vengeance, contre leur monde, la solidarité est notre arme, soutien à tous les occupant-e-s de la ZAD !!!


09/04/2018

Fédération Anarchiste






Pour rappel la Fédération Anarchiste avait publié un dossier spécial NDDL des origines à l’abandon du projet d’aéroport en janvier 2018, pour télécharger le dossier en version PDF format A4, 104 pages :




mardi 3 avril 2018

Tract et affiche de la Fédération Anarchiste contre le projet de loi asile-immigration


 
Non au projet de loi asile-immigration !

Le gouvernement, au travers de son ministre de l’intérieur G. Collomb, a lancé son grand plan anti-migrants et sans papiers dès le 12 décembre 2017 en publiant la nauséabonde circulaire autorisant le « recensement » des personnes étrangères dans les centres de d’hébergement d’urgence par des « équipes mobiles » de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ces équipes seront composées d’au moins un agent de préfecture compétent en droit des étrangers et d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, auxquels peuvent s’ajouter «des personnels compétents en matière de veille ou d’évaluation sociale» elles ont pour but de «s’entretenir avec les personnes étrangères» pour «procéder à l’évaluation administrative» de leur situation.
Sous couvert de pouvoir mieux les « orienter en fonction de leur situation », comme le disent très bien les associations d’aide aux migrant-e-s, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une logique «de recensement, d’étiquetage et de triage» qui va conduire à instaurer un contrôle généralisé des personnes étrangères. Cette mesure n’aboutira qu’à augmenter la précarisation, le passage à une certaine forme de clandestinité des personnes et enfants en les éloignant des centres d’accueil, les renvoyant de fait dans la rue, impliquant déscolarisation, rupture de soins, …
On peut craindre aussi des sanctions financières envers les associations qui s’opposeraient à cette circulaire, sachant que pour la plupart elles dépendent d’aides publiques.
Le juge des référés du conseil d'Etat a été saisi par des associations d’aides aux migrant-e-s pour en demander la suspension, le ministre de l'Intérieur a assuré qu'elle serait maintenue qu’elle qu’en soit la décision.


Le projet de loi « asile-immigration » présenté en conseil des ministres le 21 février, s’inscrit dans la continuité des lois anti immigré-e-s qui se sont succédées ces vingt dernières années. Le président la présente comme une loi « d’humanité et de fermeté », mais n’est en fait qu’une loi anti-migrant-e-s et sans papiers, compliquant les démarches administratives, facilitant les mises en rétention et les expulsions, qu’ils appellent maintenant avec sobriété « éloignement ».
Pour faire croire à son « humanité » et donc nous la « vendre », le gouvernement annonce que cette nouvelle loi va améliorer, faciliter le traitement des demandes d’asile. Ce traitement passerait de 1 an à moins de six mois, en regardant de plus près, toutes les mesures ne sont faites que pour, au contraire, compliquer la dépose de dossiers par les migrant-e-s, voir même les dissuader et augmente par contre les possibilités de fichage et facilite les expulsions. On pourra noter l’absurdité qu'entre le dépôt et la réponse de demande, les personnes ne sont pas considérées comme des demandeuses d’asile et peuvent donc avoir des difficultés à obtenir un hébergement d’urgence, voir même être placées en en centre de rétention.

Plus précisément dans le projet de loi concernant la demande d'asile :

  • Le délai pour déposer un dossier de demande d'asile passe de 120 à 90 jours
  • Pour déposer un recours en cas de refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), la personne n'aura plus que 2 semaines à la place d'un mois actuellement, sachant qu'il faut environ 30 jours pour avoir un rendez-vous en préfecture
  • Le budget 2018 prévoit 150 postes supplé-mentaires en préfectures, mais ils ne sont pas uniquement alloués au traitement des demandes d’asile donc comment cela impactera la vitesse de traitement des dossiers ?
  • Création de 200 places en centre d'accueil et d'examen des situations (CAES) dans chaque région, soit plus de 2 600 places sur l'ensemble du territoire. 1 300 places seraient opérationnelles depuis le 31 janvier. Avec ces centres, l'Etat développe des structures couplant accueil et contrôle administratif afin de mieux parquer/surveiller et faciliter les expulsions
  • Restriction des conditions d'accès au titre de séjour «étranger malade» alors que dans le même temps il y a la création d'un "passeport santé" pour la patientèle solvable des hôpitaux


En ce qui concerne les sans-papiers :
  • Passage de 6 à 24 h pour la durée de retenue administrative pour vérification du droit au séjour
  • augmentation du délai maximum de rétention, il passe de 45 à 90 jours avec prolongation possible de 15 jours si la personne fait obstacle à son éloignement
  • Maintient en rétention dans le délai courant entre l’ordonnance de libération prononcée par le juge et l’appel du préfet.
  • 400 places de plus pour la rétention admi-nistrative
  • Possibilité de recourir à l’assignation à résidence pendant le délai de départ volontaire
  • Renforcement du régime de l'assignation à résidence avec obligation de demeurer au domicile pendant une plage horaire
  • Possibilité de placer en rétention un demandeur d'asile présentant une « menace grave pour l'ordre public » (arrêté d'expulsion, interdiction du territoire)
Le gouvernement se félicite d'avoir augmenté les expulsions de 14 % en 2017 et de 100% celles concernant les « dublinés » (personnes ayant fait des demandes d'asiles dans plusieurs pays européens), pourtant Emmanuel Macron annonçait encore le 5 septembre 2017 : "Nous reconduisons beaucoup trop peu" d’où cette nouvelle loi asile-immigration qui va plus loin dans le fichage, le parcage et les expulsions. Car ne soyons pas dupe, quand le président parle « d’humanité » dans cette loi c’est avant tout pour une immigration choisie, des mesures « en faveur de l'attractivité et de l'accueil des talents et compétences » en passant par notamment l’extension du "passeport talent" à de nouvelles catégories, la directive facilitant l'installation en France des étudiants chercheurs, … Cela se retrouve même dans le domaine de la santé où bientôt seul-e-s les patient-e-s étrangers/ères riches auront accès au soin, le président ré-affirmant que les migrants économiques n'ont pas vocation, selon lui, à rester sur le territoire. On voit clairement la politique anti-migrant-e-s mise en place par ce gouvernement, en organisant le recensement, le fichage, le parcage, la rétention, l’expulsion des demandeurs/euses d’asile et des sans papiers qui ne seraient « pas assez bien pour la France ».

La fédération anarchiste s’est opposée et s’opposera toujours aux lois racistes, anti-immigré-e-s et contre les sans papiers des gouvernements en défendant la liberté de circulation, d’installation par l’abolition des frontières et des nations.

 1er Arvil 2018
La Fédération Anarchiste

lundi 2 avril 2018

Communiqué : "Les antisémites tuent encore, ripostons !"

Les agressions motivées par l'antisémitisme sont extrêmement fréquentes et de plus en plus violentes. Depuis 2006, 11 assassinats antisémites ont été commis. Récemment, Mireille Knoll, tout comme Sarah Halimi l'année dernière, était une vieille dame assassinée par des jeunes
hommes antisémites.
L'antisémitisme apparaît plus clairement depuis quelques années sous une forme, non pas nouvelle, mais que nous n'avions pas suffisamment bien identifiée. Fondé sur la croyance en l'existence d'une « race » juive, il est alimenté par le conspirationnisme et par des préjugés archaïques.
Il est l'un des piliers de l'extrême droite occidentaliste et de l'extrême droite orientaliste.
Il gangrène depuis très longtemps le mouvement pro-palestinien et il fait l'unanimité entre les intégristes chrétiens et islamiques.
La « gauche » française n'est pas épargnée. Il faut bien admettre malheureusement que, même s'il n'y a pas lieu de généraliser, les propos complaisants, ambigües, voir clairement antisémites sont fréquents dans nos rangs.
Nous devons combattre toutes les formes d'antisémitisme, le dénoncer partout où il s'exprime et le nommer à chaque fois qu'il motive des actions militantes, même lorsqu'elles se présentent sous le masque de l'anticolonialisme.
Victimiser les agresseurs antisémites et les faire passer pour des malades est un acte de complaisance, voir  de  collaboration puisqu'il favorise sa pérennité et son développement.
Nous appelons à la solidarité envers les victimes de violences antisémites. 

Contre l'antisémitisme  et le conspirationnisme,
pas de compromis, pas de complaisance, agissons !

Juste une étincelle noire - Fédération Anarchiste Lyon

dimanche 1 avril 2018

Communiqué de la Fédération Anarchiste : Solidarité avec la CNT de Lyon attaquée par des fascistes

Dans la nuit du 30 au 31 mars le local de nos camarades de la CNT Lyon a été attaqué par des fascistes, grille arrachée, vitre brisée, vol de matériels militants, tentative de destruction du rideau de fer. Depuis de nombreux mois les agressions et les attaques fascistes se succèdent dans les rues de Lyon dans une impunité totale, la CNT de par son engagement contre l'extrême droite et notamment pour la fermeture du local fasciste, bastion social, se retrouve à son tour attaqué. Il y a quelques mois, c'était le local de la CGA, quelques centaines de mètres plus loin, qui en faisait les frais.
Nous apportons tout notre soutien à la CNT lyonnaise et condamnons fermement cette énième attaque fasciste.
Face aux nervis d'extrême droite et leurs idées nauséabondes, ripostons !


01/04/2018